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Cinéma
Tarantino surprend en grand nostalgique d’Hollywood

Tarantino surprend en grand nostalgique d’Hollywood

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photo le 10e film de quentin tarantino met en scène le duo brad pitt – leonardo dicaprio. © sony pictures releasing france

Le 10e film de Quentin Tarantino met en scène le duo Brad Pitt – Leonardo DiCaprio.© Sony Pictures Releasing France

Loin de ses films « coup de poing », le réalisateur de Django unchained et Kill Bill propose une balade un brin lancinante sur les hauteurs de Los Angeles.

C’est peut-être le film de Tarantino qui ressemble le moins à du Tarantino. Avec Once upon a time in Hollywood, le réalisateur de Pulp fiction et Inglorious basterds, entre autres chefs-d’œuvre, plante son décor tout en haut des collines de Los Angeles, où serpente le célèbre Mulholland drive, entre les villas des stars des années 1960-1970.

Plus précisément, le réalisateur, scénariste et producteur pose son regard sur un duo : Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), star de la télévision qui peine à s’imposer dans un cinéma qu’il ne reconnaît plus, et Brad Pitt (Cliff Booth), son cascadeur et homme à tout faire, conscient qu’il ne gravira plus d’autres échelons dans sa carrière.

Deux anges dans la cité

Si vous pensez qu’un film doit tout dire en moins de deux heures, passez votre chemin : l’intrigue est particulièrement longue à se mettre en place. Et si le « rythme Tarantino » vous scotche habituellement à votre fauteuil, préparez-vous plutôt à vous dandiner d’impatience. Jusqu’à l’apparition des « pu…ns de hippies » (dixit Rick Dalton) de la secte « Manson family », on se demande même où le natif du Tennessee veut nous emmener. Mais il a le mérite de le faire avec deux monstres sacrés du cinéma et au volant d’une Cadillac, dans les rues d’un Los Angeles qu’il filme à la perfection. Une vraie déclaration d’amour au cinéma hollywoodien d’il y a cinquante ans, et à une époque hippie rehaussée d’une bande originale tout aussi échevelée.

Duo inattendu

Dans cette grande décadence façon fin de règne, Brad Pitt semble balader sereinement ses 55 ans face à un DiCaprio brillant mais plus emprunté, voire empâté. L’intérêt du film repose clairement sur ce duo d’acteurs en bout de course, aussi différents qu’interdépendants. La réécriture de l’histoire d’un fait divers (le meurtre de l’actrice Sharon Tate enceinte de huit mois et des quatre occupants de sa maison par trois membres de la secte de Charles Manson) aussi traumatisant peut, elle, déstabiliser.

Tarantino termine quand même par une signature toute personnelle en offrant un final déjanté et jouissif qui vaut son pesant d’hémoglobine. En résumé, « Il était une fois… à Hollywood » n’est pas un film coup de poing et sans parler de long-métrage contemplatif, les deux heures quarante comportent quelques belles longueurs… Que l’on pardonne à une caméra pleine de malice et aux traits de génie qui se promènent entre Santa Monica Boulevard et Cielo Drive.

 
Valentin BIRET.   Ouest-France  

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