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Cinéma
Pas de festival Politikos cette année : vers un retour en 2020, « pas forcément à Rennes »

Pas de festival Politikos cette année : vers un retour en 2020, « pas forcément à Rennes »

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photo débat lors de la première édition du festival, en novembre 2018, avecanne-sophie mercier, journaliste au canard enchaîné, michel royer, réalisateur ; l’animateur john-paul lepers, les dessinateurs philippe geluck et mathieu sapin. © archive ouest-france

Débat lors de la première édition du festival, en novembre 2018, avecAnne-Sophie Mercier, journaliste au Canard enchaîné, Michel Royer, réalisateur ; l’animateur John-Paul Lepers, les dessinateurs Philippe Geluck et Mathieu Sapin.© archive OUEST-FRANCE

Mais l’organisateur Jean-Michel Djian envisage une deuxième édition en novembre 2020, à Rennes ou ailleurs. En attendant, le journaliste et documentariste compte lancer une revue trimestrielle, Politikos review. Entretien.

On a appris qu’il n’y aurait pas de seconde édition Politikos à l’automne 2019 ? Pourquoi ?

En effet, l’idée d’une biennale se confirme. On pense à une deuxième édition en novembre 2020. On souhaite aussi associer le festival à une revue trimestrielle, qui s’inspire de France Culture Papiers que j’ai créé il y a 8 ans, avec comme ligne éditoriale la conquête et l’exercice du pouvoir vus et analysés à travers le cinéma, les séries, la littérature et la BD, un objet qui puisse répondre aux interrogations sur ce qu’est le pouvoir, sa conquête, son exercice.

Jean-Michel Djian, président du festival du film politique Politikos.
Jean-Michel Djian, président du festival du film politique Politikos. | archive OUEST-FRANCE

Donc un retour sûr en 2020 ?

Il n’y a pas de principe d’annulation. En 2018, le contexte politique était simple, nous n’étions pas en année électorale. Cette année, à l’approche des municipales, c’est un peu différent. Et puis on est tous bénévoles. C’est lourd à organiser, c’était 42 films à projeter, des figures de proues invitées dont il fallait s’occuper. Cela nécessite du monde. Et puis on doit réfléchir. Le lieu, le Couvent des Jacobins était magnifique, ça avait de l’allure, mais il était difficile à gérer. Les salles pouvaient paraître ou trop grandes ou trop petites, c’était techniquement compliqué. Nous n’étions pas totalement satisfaits.

6 000 entrées sur quatre jours, la fréquentation a aussi été une déception ?

Pas franchement. Cela pouvait paraître bizarre d’accueillir 200 personnes dans une salle de 1 000 places. Mais on aurait fait le festival uniquement dans des salles de cinéma, on aurait affiché complet. 6 000 pour une première édition, c’est pas mal. On aurait été contents bien sûr de faire 9000 à 10 000 spectateurs.

Et en 2020, vous comptez revenir à Rennes ?

Pas forcément à Rennes, mais on aimerait rester en Bretagne. La Région nous a soutenus et continue. D’autres villes sont intéressées dont plusieurs en Bretagne. On se donne le temps. Nos partenaires financiers aussi se sont manifestés dès le lendemain de la première édition.

Le financement public (Région, département, métropole) avait suscité pas mal de mécontentements et de polémiques, avez-vous repris contact avec le réseau associatif audiovisuel breton ?

On les avait suffisamment approchés avant. On a fait en sorte que le festival soit compris. Mais on a peut-être été un peu vite en besogne. Mais nous n’en sommes plus là. Aujourd’hui, soit les collectivités trouvent un intérêt à notre projet et participent, soit on le fera ailleurs. Sur le fond, le festival plaît, il est unique en son genre.

Que pensez-vous améliorer sur le festival ?

On doit aller chercher des films plus culottés, plus audacieux, tirer vers le haut un cinéma indépendant qui ne trouve pas de débouchés. Il y a tout un circuit que l’on a sous-estimé. Le traitement du pouvoir est encore tabou au cinéma. Certains festivals quand ils se lancent n’ont pas les bons films. Et puis, ça vient, comme au film francophone d’Angoulême.

Et au niveau des invités ?

On avait un beau plateau, mais ça s’est retourné contre nous. On a entendu « ce sont les parisiens qui débarquent ». Mais c’est aussi parce qu’il y a des gens connus que le public vient. La rencontre entre François Hollande et Jean-Louis Debré était un moment d’exception, d’échange entre deux personnes qui ont un grand sens de l’humour. On apprend des choses. Et moi le premier !

 
Recueillis par Agnès LE MORVAN.   Ouest-France  

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