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Cinéma. Pierre-Emmanuel Le Goff, l’homme aux huit films sur Thomas Pesquet

Cinéma. Pierre-Emmanuel Le Goff, l’homme aux huit films sur Thomas Pesquet

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photo thomas pesquet au centre spatial de la nasa à houston (etats-unis), entouré des deux réalisateurs jürgen hansen (à gauche) et pierre-emmanuel le goff (à droite). © la vingt-cinquième heure / prospect tv

Thomas Pesquet au centre spatial de la Nasa à Houston (Etats-Unis), entouré des deux réalisateurs Jürgen Hansen (à gauche) et Pierre-Emmanuel Le Goff (à droite).© La Vingt-Cinquième Heure / Prospect TV

Pierre-Emmanuel Le Goff est fasciné par Thomas Pesquet, et ça se sent : il a produit huit films sur l’astronaute français. Le réalisateur breton est de retour au cinéma, depuis mercredi, avec « Thomas Pesquet, l’étoffe d’un héros », un documentaire sur l’année d’entraînement précédant le décollage de l’astronaute vers la Station spatiale internationale, le 17 novembre 2016.

Après son film 16 levers de soleils, le réalisateur breton Pierre-Emmanuel Le Goff signe un nouveau documentaire sur l’astronaute Thomas Pesquet, Thomas Pesquet, l’étoffe d’un héros, en salles depuis mercredi 7 août. Un film sur l’année d’entraînement de l’astronaute français qui a précédé le vol dans la station orbitale.

Entretien avec Pierre-Emmanuel Le Goff, réalisateur.

Qu’est-ce qui vous fascine chez Thomas Pesquet ?

L’aventure qu’il a vécue, comment il l’a vécue. Pendant un an et demi, nous avons pu découvrir ses motivations à réaliser son rêve, c’est-à-dire voir la Terre, 400 km sous ses pieds. Ce qui m’a aussi fasciné, c’est de voir la progression de cet homme. Au début, il était quasiment inconnu. Aujourd’hui, malgré la médiatisation, il est resté humble et disponible. Il a gardé les pieds sur Terre.

Pourquoi avoir voulu le suivre ?

J’étais en train de finir de coproduire avec Jürgen Hansen le film Gravité Zéro, entre autres sur l’astronaute allemand Alexander Gerst, lorsque nous avons appris qu’un Français avait été nommé officiellement pour partir en mission. Nous avons de nouveau approché l’ESA, l’Agence spatiale européenne. Ça s’est fait avec un coup de bol du destin, un bon alignement des planètes. Mais il fallait que l’astronaute soit motivé.

Comment s’est passée la première rencontre ?

C’était en 2015, au Club de l’étoile, une salle de cinéma à Paris. Le nom de l’endroit est hautement symbolique, nous voulions faire naître le projet sous une belle étoile. Nous avons montré à Thomas Gravité Zéro pour lui donner une idée de ce que nous voulions faire. Il a tout de suite été enthousiaste, présent et très à l’écoute. À ce moment-là, on a su qu’on ferait un bon film.

Qu’est-ce qui vous intéressait dans l’entraînement ?

On souhaitait faire découvrir les coulisses d’une mission spatiale, peu médiatisés. On voulait donner à voir l’envers du décor. La Cité des étoiles à Moscou est un lieu vétuste. Et pourtant, ils envoient des gens dans l’espace. Pour dire, Thomas est parti du même pas de tir que Youri Gagarine, à Baïkonour. On voulait aussi montrer les sacrifices que les astronautes font pour partir dans l’espace. L’entraînement est dur, la préparation est aussi mentale. Les astronautes évoluent psychologiquement. On voulait recueillir le témoignage de Thomas avant la mission pour voir, après, si elle avait correspondu à ses attentes, à ce que ses équipiers lui avaient raconté.

Vous montrez beaucoup ses équipiers, Peggy Whitson et Oleg Novitski.

Il était important que les équipiers de Thomas apparaissent à l’écran. Il y a une vraie cohésion de groupe, un collectif. Ce qui est intéressant aussi, c’est la dimension transmission des connaissances. Peggy a pris Thomas sous son aile. C’était assez beau de voir comment elle allait vivre sa dernière mission et Thomas sa première.

Pourquoi diffuser le documentaire presque trois ans plus tard, alors que 16 Levers de soleil, sur la mission en elle-même, a déjà été montré ?

Thomas se prépare pour une nouvelle mission, en 2020 ou 2021. On trouvait que ça faisait du sens de le rediffuser. D’autant que beaucoup de gens nous disaient vouloir savoir comment il se préparait.

Lors du décollage, les astronautes sont en position fœtale.
Lors du décollage, les astronautes sont en position fœtale. | La Vingt-Cinquième Heure

La prochaine étape ?

Mes prochains films seront autour de la thématique environnementale. Je veux, à travers mon métier, apporter un point de vue sur le monde, qui permet aux spectateurs d’actionner un levier sur la question environnementale. Peut-être avec Thomas Pesquet, de nouveau. Ce n’est pas encore acté, cela dépendra de ses dates de mission dans l’espace.

Thomas Pesquet, l’étoffe d’un héros, 1 h 12.

 
Cléa PÉCULIER.   Ouest-France  

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