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Avec « Jumpers », les studios Disney Pixar signent une comédie familiale écolo et subtile... |
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Jumpers Disney Pixar © ©2026 Disney/Pixar. All Rights Reserved
Le film de Daniel Chong plonge le spectateur à hauteur de castor afin de faire comprendre à quel point la protection de l’environnement est primordiale à la survie de tous. Et, au passage, prôner le vivre ensemble. Une réussite joyeuse et touchante, à l’humour décapant.
Passionnée par les animaux depuis sa plus tendre enfance, Mabel s’emporte lorsqu’elle découvre qu’une clairière qui lui est chère risque la destruction pour laisser place à une rocade. Un projet de son ennemi juré Jerry, le maire de la ville. Pour réussir à sauver ce petit bout de nature, Mabel va utiliser une technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec les animaux en se glissant dans leur corps.
Ni une ni deux, l’adolescente se retrouve dans la peau d’une adorable femelle castor, tout en gardant son esprit humain. En tentant de mener sa quête à bien, elle va découvrir le quotidien et les règles parfois sans pitié du règne animal. Et fera la connaissance du roi Georges, castor bedonnant à la calvitie naissante, doublé avec brio par Artus en Français. À l’instar de Toy Story, qui imaginait la vie de nos jouets en notre absence, Jumpers projette de l’humanité dans ces animaux. De quoi captiver les spectateurs, soudainement beaucoup plus sensibles au sort de ces êtres vivants.
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Un message au poil
Le message devient alors limpide : cette planète est à nous tous, et nous devons apprendre à la partager intelligemment pour survivre, sans détruire l’habitat de l’un au profit de l’autre. « Défendre un sujet comme ça me paraît important et évident parce que je pense que les choses n’évoluent pas énormément, confie Artus. Plus il y aura de projets comme Jumpers, plus ça fera bouger les choses, surtout si ça touche le jeune public. »
Malgré une thématique profonde, les studios Disney Pixar parviennent malgré tout à recréer leur tour de force : parler aux petits comme aux grands. Grâce à une bonne dose d’humour noir et aux références à foison aux autres œuvres de la firme, les adultes sont comblés. Quant aux multiples scènes d’aventure rythmées et aux gags perpétrés par des animaux bien trop mignons, les plus jeunes ne voient pas le temps passer. En résulte une œuvre familiale surprenante, touchante, moins forte que le récent Le robot sauvage, mais qui ne sombre jamais dans la démagogie. Certainement le meilleur moyen de faire passer un message important. « Quand je vois les retours sur ce qu’a fait Un petit truc en plus pour les gens porteurs de trisomie 21, d’autisme, etc., évidemment que je me dis que les films ont un impact et un rôle à jouer pour faire bouger les lignes sur de nombreux sujets », conclut Artus.
Jumpers, 1 h 45, à partir de 6 ans. Dès le mercredi 4 mars en salles.