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Au cinéma Ti-Hanok d’Auray, « Supplique à nos fantômes » explore l’emprise au sein des relations familiales... |
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Le film de Xavier Pestuggia est proposé à Ti-Hanok vendredi 10 avril. © Supplique à nos fantômes
Xavier Pestuggia, réalisateur à France Inter, présente vendredi 10 avril 2026, à 20 h 30, le film « Supplique à nos fantômes », au cinéma Ti Hanok à Auray (Morbihan), qui explore l’emprise maternelle. La projection sera suivie d’un échange avec le public.
C’est un film et une soirée qui visent à sensibiliser aux dynamiques familiales complexe et aux questions d’emprise psychologique, tout en ouvrant le dialogue dans un climat bienveillant.
Vendredi 10 avril, à 20 h 30 à Ti Hanok à Auray (Morbihan), le réalisateur Xavier Pestuggia propose la projection de son film Supplique à nos fantômes
, qui sera suivie d’une discussion débat autour du thème de l’emprise.
« Un boa étouffeur d’amour »
Le film relate deux enfances, celle d’une jeune femme, Andréa, et celle du réalisateur, Xavier Pestuggia, qui officie depuis une trentaine d’années à France Inter. Malgré leurs différences d’âge, tous deux sont hantés par des fantômes communs : ils ont subi l’emprise d’une mère abusive. Ce film est né d’une rencontre, raconte Xavier Pestuggia. J’ai fait la connaissance d’une jeune femme, Andréa. Au fil de nos discussions, une relation amicale s’est peu à peu nouée. Et nous avons tout naturellement échangé sur nos enfances respectives. La première fois qu’Andréa a mentionné sa mère, elle l’a comparé à “un boa étouffeur d’amour”.
Une image qui a troublé le réalisateur, dans la mesure où elle correspond trait pour trait » à sa propre mère
: J’ai constaté que sa mère et la mienne ont exercé des violences physiques et psychologiques similaires, et qu’en dépit de notre différence d’âge et de milieux sociaux distincts, nous partageons les mêmes blessures.
« Il ne s’agit pas d’instruire le procès des mères »
« Supplique à nos fantômes » aborde ainsi un sujet délicat, celui de l’emprise maternelle. Il ne s’agit pas ici d’instruire le procès des mères, poursuit le réalisateur. Dans mon film, je mets en évidence la grande absence des pères, une démission qui peut susciter ou favoriser des maltraitances.
Ce long-métrage, qui est le premier du réalisateur, est une œuvre hybride, à mi-chemin entre le récit épistolaire, le témoignage et le portrait. Le comédien Guillaume Gallienne pose sa voix en off sur le récit.
Vendredi 10 avril, à 20 h 30 au cinéma Ti Hanok. Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Xavier Pestuggia.