|
Après quatre ans de travail, ce jeune breton sort un film sur la chouannerie au cinéma à Vannes... |
1
Le jeune réalisateur breton Benjamin Lheureux (à droite) va dévoiler son premier film, vendredi 3 avril 2026 au Cinéville de Vannes (Morbihan). Baptisé Dans le sillage de Marie-Anne, ce court-métrage raconte l’histoire de la première postière de France pendant la chouannerie. © Enora Jean
Benjamin Lheureux, 20 ans, a réalisé un court-métrage sur la chouannerie. Après quatre années de travail, son film Dans le sillage de Marie-Anne va être projeté en avant-première vendredi 3 avril 2026 au Cinéville Parc Lann à Vannes (Morbihan).
On est passé par toutes les émotions car ce n’était pas simple de porter un aussi gros projet sur autant de temps. Mais finalement, on éprouve la satisfaction de se dire que le film sera diffusé dans une vraie salle de cinéma
, se réjouit Benjamin Lheureux. À seulement 20 ans, ce jeune breton s’apprête à dévoiler au grand public son premier film intitulé Dans le sillage de Marie-Anne, qu’il a produit et réalisé avec son association Épopées Héroïques.
Mettre en lumière une histoire méconnue
Débuté il y a quatre ans, ce projet vise à raconter l’histoire de Marie-Anne le Loutre, première femme postière en France, qui vécut à la fin du XVIIIe siècle pendant la chouannerie. Je souhaitais mettre en lumière la vie de cette femme dont l’histoire est méconnue et en même temps valoriser les paysages et les monuments bretons
, explique le jeune réalisateur, qui organise une avant-première vendredi 3 avril 2026 au Cinéville Parc Lann à Vannes (Morbihan). On va suivre Marie-Anne dans sa tournée de postière puis la Terreur va arriver en Bretagne et la jeune femme sera plongée malgré elle dans ce conflit
opposant l’armée républicaine aux chouans, explique l’étudiant en troisième année de licence information-communication à l’Université catholique de l’Ouest d’Arradon.
350 bénévoles ont participé au film
Pour mener à bien ce projet, Benjamin Lheureux a pu compter sur une équipe de 350 bénévoles. La plupart des figurants viennent des alentours des lieux de tournage et les acteurs sont majoritairement issus du Cours Charmey, à Saint-Avé
, souligne-t-il. Au total, trois semaines de tournage ont été nécessaires pour réaliser le film. On a tourné uniquement dans des décors réels, notamment au tumulus Saint-Michel à Carnac et dans différents châteaux.
Afin de coller au plus près de la réalité, le jeune homme a effectué de nombreuses recherches aux archives départementales du Morbihan. Une grande partie des costumes lui a été prêtée par l’association Mémorial Production tandis que la musique a été composée spécialement pour le film par Anthony Méchineau. Un projet construit de A à Z pour un devoir de mémoire. J’espère que ce film donnera envie aux Bretons de s’intéresser à leur histoire
, conclut le réalisateur.
Dans le sillage de Marie-Anne (56 minutes). Avant-première le 3 avril au Cinéville Parc Lann. Séances à 20 h et 20 h 30. Réservation vivement conseillée sur le site vannes.cineville.fr