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À bord d’une montgolfière venue de Bretagne, ils filment les oiseaux pour un long métrage... |
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Le tournage se déroule actuellement autour du lac d’Annecy, à Doussard, Faverges, ainsi que sur la Petite Sambuy, auprès du Refuge Là-Haut (Haute-Savoie). La montgolfière Mamzelle Bulle est quévenoise. © Alain De Sautez
Entre ciel et sommets enneigés, le long métrage Un Éclat de Ciel, réalisé par Ariel Neo et porté par l’association Azeline, poursuit son tournage autour du lac d’Annecy. Attendu en salles en 2027, le film associe depuis deux ans la montgolfière quévenoise Mamzelle Bulle et l’association Portée par le Vent, engagées dans cette aventure aérienne et humaine.
Troisième film porté par l’association Azeline, Un Éclat de Ciel s’inscrit dans la continuité de « Ciels de Légendes » et des « Oiseaux de Pluie », sorti en salle en 2025. Ce nouveau long métrage ambitionne de plonger le spectateur au cœur du ciel, au plus près des oiseaux.
Voler avec les oiseaux est une ambition à la fois technique et poétique »,
confie la réalisatrice Ariel Neo. Autour du lac d’Annecy (Haute-Savoie), des images inédites ont été captées grâce à la complicité de Dominique Cruciani, pilote d’ULM, qui vole avec ses oies et un goéland imprégné nommé Tao.
Pour ces séquences en altitude, Jean-François Verguet, président de l’association quévenoise Portée par le Vent et pilote de la montgolfière Mamzelle Bulle, a fait le déplacement depuis la Bretagne afin de filmer au-dessus des sommets enneigés, en interaction avec les oiseaux.

Le tournage se déroule actuellement autour du lac d’Annecy (Haute-Savoie). Alain De Sautez
Une aventure humaine autant que cinématographique
Le tournage, qui devrait s’achever en Norvège et au Groenland, a évolué au fil des rencontres. Annecy n’était pas prévue au départ, mais s’est imposée naturellement. Intégrer les coulisses et montrer l’aventure humaine derrière la caméra est essentiel pour moi »,
souligne Ariel Neo.
Pour Jean-François Verguet, cette expérience en montagne a représenté un véritable défi. Je ne connaissais rien à l’aérologie en altitude. J’ai demandé à être accompagné par un pilote local. Les deux vols au-dessus du lac d’Annecy et des sommets ont été un régal. L’émotion m’a envahi après le posé du ballon »,
raconte-t-il.
Il évoque aussi la créativité permanente du projet : Avec Ariel, il y a toujours une idée nouvelle. Il faut voir si elle est réalisable, et quand. Jongler avec la nature, le monde animal et une montgolfière est un défi exigeant.
Aux côtés des cameramen, photographes, régisseurs et du pilote d’hélicoptère, les rencontres humaines resteront gravées dans ma mémoire. Ce travail d’équipe est passionnant »,
confie le pilote de Mamzelle Bulle.

Le tournage se déroule actuellement autour du lac d’Annecy (Haute-Savoie). Alain De Sautez
Au-delà de la performance technique, le film se veut porteur de sens. Ce projet vise à rassembler, inspirer et réveiller notre lien au vivant, qui tend à s’effacer »,
conclut la réalisatrice.