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« Notre modèle associatif ne pourra perdurer longtemps » : quel avenir pour le cinéma Sainte-Barbe à Roscoff ?... |
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Erwann Le Goff et Armelle Guyader, les coprésidents. © Ouest-France
La sonnette d’alarme a, de nouveau, été tirée lors de l’assemblée générale du cinéma Sainte-Barbe, mardi 3 mars 2026. Comme en 2024, la fréquentation de la salle a baissé en 2025, mettant à mal les finances de l’association.
L’Association du cinéma Sainte-Barbe, à Roscoff (Finistère), a tenu son assemblée générale mardi 3 mars 2026. La salle accuse une baisse de 27 % de fréquentation, par rapport à 2024. Les bénévoles, qui font vivre cette salle associative, ont évoqué des leviers (carte d’adhérents, sponsoring des commerces locaux) pour redresser les finances. Avec un résultat comme celui de 2025, et des charges fixes peu modulables, notre modèle associatif ne pourra perdurer longtemps
,
a averti Julien Corre, trésorier depuis un an.
Baisse des recettes de 25 %
L’année 2025, marquée par les 30 ans de l’ouverture du cinéma associatif, a enregistré 9 056 spectateurs, pour 417 séances. Un chiffre qui montre une moindre adhésion des spectateurs depuis deux années (12 311 entrées en 2024 pour 451 séances ; 12 413 en 2023, pour 410 séances).
L’absence de films porteurs durant cette période estivale a été évoquée. Autres explications : la diminution du nombre de séances proposées et la forte chute du nombre moyen d’entrées par séance. Cette diminution induit une baisse des recettes de 25 %, soit 16 415 €.
Les bénévoles se félicitent des projections de films à forte audience au plan national. Les meilleures entrées ont concerné les films familiaux, comme les films Art et essai.
Tout n’est pas sombre au cinéma Sainte-Barbe. Les soirées “Film surprise”, chaque premier lundi du mois, ont la cote
, martèle la coprésidente, Armelle Guyader. Les spectateurs sont invités à découvrir un film inédit, sans en connaître ni le titre ni le sujet, avant d’échanger dessus.
Un projecteur numérique neuf a remplacé l’existant. Son coût (54 000 €) a été en partie financé par le Centre national du cinéma (CNC) au titre de la taxe sur les entrées en salles. L’association a réalisé un emprunt avec une garantie accordée par la commune. Une subvention du conseil régional a servi à l’investissement.
Le changement d’horaires, pour les projections hivernales, est une réussite. Un particulier a aussi fait un don utile. Le début de l’année marque un frémissement au niveau des entrées. L’association sollicitera une subvention de la commune pour son fonctionnement.