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Le tramway au Mans

Le tramway cumule les records de fréquentation

    photo le 17 novembre 2007, le mans fête son tramway tout neuf. un an plus tard, la bébête orange a fait son nid dans la ville. photo  © franck dubray
    Le 17 novembre 2007, Le Mans fête son tramway tout neuf. Un an plus tard, la bébête orange a fait son nid dans la ville. Photo © Franck Dubray

    Ce 17 novembre, le tramway a 1 an. Le succès est incontestable. Bilan.

    De record en record. À 302 millions d'euros la bête orangée, les élus de Le Mans Métropole avaient pour objectif de faire grimper la fréquentation du réseau de transports en commun. Mais, pas aussi haut, et pas aussi vite. En moyenne, c'est 40 % de passagers en plus sur le réseau Setram, si l'on compare les six semaines qui ont précédé la mise en service, avec la même période en 2008 !

    Avant le tramway, la fréquentation par semaine tournait à 380 000 voyageurs. Dès que le tram a roulé, fin 2007, on est passé à plus de 450 000. La semaine des 24 Heures du Mans, en juin 2008, on a atteint 529 887 validations. Record qui est tombé dès la première semaine d'école, en septembre, avec plus de 550 000 voyageurs. Fin octobre, on en est à plus de 560 000. La barre des 600 000 n'est pas exclue pour la semaine précédant les vacances scolaires de Noël.

    La moitié du trafic Setram. À peu de choses près, la seule ligne de tramway représente l'équivalent du reste du réseau de bus. « Dans un premier temps, la fréquentation des bus a même chuté. Normal, car le tram a remplacé des lignes importantes, commente Jean-François Soulard, élu PC de Le Mans Métropole et président de la Setram. Ce qui est intéressant, c'est que la fréquentation des bus est en train de progresser. Cela prouve que le tram entraîne l'ensemble du réseau. »

    Les abonnements ont explosé. S'il fallait une autre preuve du succès du tramway, il suffit de se pencher sur les chiffres des abonnements. Les abonnements salariés (5 325) ont grimpé de 36,92 % à la rentrée de septembre, par rapport à septembre 2007. Côté étudiants (3 594), c'est +13,48 %. Et, surprise, même les abonnements scolaires (10 507) progressent de 4,58 % alors que c'est un public a priori captif, qui prenait de toute façon le bus auparavant.

    La flambée de l'essence, cet été, a sans doute joué. Les prix des carburants baissent depuis. Il n'empêche. Jean-François Soulard parie sur une forte progression des abonnements si la fameuse « prime transports » de Fillon voit le jour. Elle obligera tout employeur à prendre en charge la moitié de l'abonnement. Pour le salarié, cela veut dire un accès illimité au réseau pour moins de 15 € par mois.

    Davantage de voyageurs en soirée. C'est une des grandes nouveautés. Le président de la Setram reconnaît que les trois anciennes lignes de bus de nuit ne transportaient pas grand monde : « Des salariés aux horaires décalés, surtout le matin très tôt, et quelques noctambules en fin de semaine. Alors qu'aujourd'hui, on a du monde jusqu'à 22 h, voire 23 h. » Rien à voir avec les heures de pointe : « Mais cela a dopé les trois autres lignes de bus importantes (3, 4 et 16) dont les horaires ont été allongés. »

    Alors, à quandun tramway jusqu'au bout de la nuit ? Entre 1 h et 5 h, comme le réclament des jeunes et les professionnels de la nuit ? La demande n'emballe pas trop Jean-François Soulard : « C'est vrai que les vendredis et samedis soir, on a du monde très tard. Mais instaurer un service de nuit a aussi un coût. » L'élu ne le dira pas, mais une partie des noctambules, alcoolisée, n'est pas toujours sage. Les conducteurs, même épaulés par la vidéo, ne sont pas très chauds.

    Pain béni pour Antarès et les 24 Heures. Comment la Setram allait-elle gérer les soirs de match ou de concert à Antarès ? Réponse : très bien. L'exploitant d'Antarès informe la Setram de la fréquentation attendue en fonction des réservations. « Ensuite, on met le nombre de rames qu'il faut en attente pour la sortie des spectateurs. Le terminus permet d'en stocker deux sur place et le dépôt n'est pas loin. » Le test des 24 Heures auto, « une vraie inconnue », s'est plutôt bien passé. Les rames étaient bondées mais le réseau a fonctionné. « On a eu de bons retours des restaurateurs et des bars de centre-ville qui, grâce au tram, ont vu arriver une nouvelle clientèle qui ne quittait pas le circuit par peur des bouchons », assure Jean-François Soulard. Bon, en 2010, il faudra gérer la sortie du stade MMArena... « Alors là, 25 000 spectateurs, ce sera une autre histoire ! »

    Patrick ANGEVIN.

     
    Ouest-France  

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