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La nouveauté de la rentrée : l'école du soir |
Dans les six collèges « Zep » de la Sarthe, il y aura école après l'école. Un nouveau dispositif d'études dirigées ouvert aux élèves qui le souhaitent.
L'école du soir. Le dispositif doit se mettre en place d'ici aux vacances de la Toussaint. Six collèges sont concernés : Alain-Fournier, Val d'Huisne, Ronceray, Vauguyon au Mans, Kennedy à Allonnes et Anjou à Sablé. En gros, de 16 h à 18 h, les élèves qui le souhaitent pourront être accompagnés pour faire leurs devoirs, mais aussi pour des activités sportives, culturelles ou artistiques. « Il est évident que l'objectif sera d'inciter fortement les élèves en difficulté à s'inscrire », précise l'inspecteur d'académie. Jean-Claude Rouanet a reçu une dotation de 8 000 heures sup'pour payer les profs qui seront volontaires pour cette école du soir. S'il n'y a pas assez de candidats, ce sont les assistants d'éducation qui seront sollicités, « en fonction de leur profil ». En théorie, le dispositif doit être étendu à tous les collèges à la rentrée 2008.
Encore un effort pour intégrer les handicapés. Fin juin, des professeurs de collège spécialisés dans l'intégration d'enfants handicapés s'étaient insurgés face au manque de place dans les UPI (unité pédagogique d'intégration) du département. Résultat : 24 élèves, en majorité handicapés mentaux, sur le carreau. Priorité gouvernementale oblige, l'inspection d'académie a trouvé le moyen d'ouvrir deux UPI supplémentaires, au collège Maroc-Huchepie du Mans et au collège privé de Téloché. Avec les deux ouvertures d'UPI au collège manceau Ambroise-Paré (déficients auditifs) et à Changé (troubles du langage), la Sarthe compte désormais 17 UPI et une trentaine de Clis, l'équivalent dans les écoles. Par ailleurs, la dotation en auxiliaires de vie scolaire, ces accompagnateurs indispensables à la scolarisation des élèves handicapés, a été renforcée : 61 équivalents temps plein au lieu de 45 l'an dernier. L'inspection académique assure qu'en plus des enfants scolarisés en Clis ou en UPI, 250 sont ainsi accompagnés dans des classes « classiques ».Toujours plus d'élèves dans les écoles. Avec 50 683 élèves dans le public, la maternelle et le primaire comptent 414 élèves de plus que l'an dernier. Les collégiens sont 21 676, soit entre 50 et 100 de moins. Les effectifs des lycées généraux (10 858) et professionnels (10 858) restent stables. Dans un contexte marqué par les annonces de réduction de postes de fonctionnaires, la réunion de l'inspecteur d'académie et des responsables syndicaux, ce mercredi matin, à propos des ouvertures et fermetures de classes dans les écoles publiques s'annonce très chaude... (lire demain dans Ouest-France).Pas de rush sur les dérogations. On le pressentait dès juin. En Sarthe, l'assouplissement de la carte scolaire n'a pas donné lieu au rush que redoutaient certains. L'inspection d'académie affirme avoir accordé 7 % de dérogations supplémentaires. Il est vrai que, selon les niveaux de leurs enfants, entre 70 % à 80 % des parents avaient déjà gain de cause avant l'annonce de ce nouvel assouplissement de la carte. L'inspecteur d'académie se veut cependant prudent : « Les parents ont été informés en juin et ont eu peu de temps pour réfléchir. À la rentrée 2008, y aura-t-il davantage de demandes ? Je l'ignore. De toute façon, il faudra réguler. » On ne peut augmenter à l'infini les capacités d'accueil de tel ou tel établissement. Sans compter le casse-tête du transport scolaire.Les nouvelles têtes. Christian Vergne, proviseur du lycée Washington-Touchard du Mans ; Jean-Marie Josse, proviseur du lycée agricole Raphaël-Elizé de Changé ; Jacques Lebert, principal du collège Wilbur-Wright de Champagné ; Catherine Mahalin, collège Le Marin d'Allonnes ; Florent Richard, principal du collège Jules-Ferry de Saint-Calais ; Marie-Ange Thiebault, principale du collège Jean-Cocteau de Coulaines ; Marie-Pierre Labrogère, principale du collège du Vieux-Colombier au Mans ; Jean-René Blanchard, principal du collège de Moulins-le-Carbonnel ; Michelle Delobbe, principale du collège de Pontvallain.Patrick Angevin