Ils ont fait leurs premiers pas d'enseignants

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    Ils ont fait leurs premiers pas d'enseignants © Ouest-France

    Un brin stressés mais motivés, Marine Dutrannoy et Florent Barbier ont accueilli hier leurs premiers élèves, à l'école Victor-Hugo d'Allonnes.

    « « Je suis votre maîtresse ». Ouah... Ça m'a paru tellement étrange de dire ça ce matin à mes élèves ! » La première récréation vient de sonner et Marine Dutrannoy semble sur un petit nuage. « Ça y est, j'y suis. Je suis enseignante... » A 25 ans, la jeune femme affiche encore un joli minois d'étudiante. Amusée, elle reconnaît que « les parents ont dû être un peu étonnés de voir que j'étais si jeune ! » Pas de quoi l'inquiéter : « Ils étaient plutôt souriants ; je crois qu'ils me font confiance. »« Ce n'est pas la première fois qu'on met les pieds dans une classe », souligne aussi Florent Barbier, 24 ans, son nouveau collègue de CM1-CM2. Deux stages de trois semaines et une journée « en classe » par semaine, tout au long de leur formation... « Avoir sa propre classe, c'est quand même très différent, observe Marine Dutrannoy. Pendant le stage, on se glisse dans le programme de l'enseignant en poste. Et aux yeux des enfants, on est de passage... » « Cette fois on va enfin pouvoir mener les projets qui nous tiennent à coeur avec les élèves », souffle aussi Florent Barbier.Mal dormi ?Tiraillé entre son « excitation de débuter » et « le poids des responsabilités », le jeune maître avoue qu'il n'a « pas dormi beaucoup la nuit dernière ». Sa collègue sourit : « Si t'avais vu le trac que j'avais au moment de me présenter ce matin ! » Il faut dire qu'ils planchent sur leur rentrée depuis un petit moment. « On n'a pas attendu la prérentrée d'hier. Fin juin, dès qu'on a su où on était nommés, on est venu rencontrer l'équipe. » A leurs sourires entendus, on comprend aussi que les derniers jours de vacances ont été studieux...« Le jour de la rentrée, on ne peut pas se permettre un faux pas, tranche Marine Dutrannoy. Les enfants nous observent beaucoup, ils nous jugent dès le début. » D'une voix douce, elle avoue être tentée « d'un peu trop les materner ». Puis très vite elle se reprend : « Je sais qu'il faut être ferme dès le début ! » Une de ses collègues, plus expérimentée, enfonce le clou : « Rassure-toi, tu te rediras ça tous les ans. Il faut être surtout très ferme les deux premiers mois. Une fois que tu t'es vraiment imposée, c'est bon... » Ce n'est donc qu'un début.Cécile RÉTO.
     
    Ouest-France  

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