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Le « Docteur » Valentino Rossi vous salue bien |
Grand Prix de France. L'Italien de chez Yamaha a signé, au Mans, son 90e succès de sa carrière, le 51e en MotoGP.
En retrait l'an passé, le septuple champion du monde signe son grand retour aux affaires.
On le croyait abonné au rôle de figurant, comme si une page s'était tournée à l'issue d'une dernière saison en demi-teinte, d'autres l'avaient relégué au rang des souvenirs du MotoGP. Ni plus, ni moins. Hier, au Mans, Valentino Rossi, sept titres de champion du monde dans la vitrine, s'est rappelé aux bons souvenirs de tous. En Chine, en renouant avec le succès qui le fuyait depuis plus d'un an, il avait planté un premier clou. Au Grand Prix de France, il l'a enfoncé un peu plus fort. Il remporte la course et prend au passage la tête du classement provisoire du championnat du monde. Le « Docteur » est de retour.
Incroyable Lorenzo
Un come-back effectué de manière époustouflante, sans contestation possible. L'Italien a tout simplement réalisé la course parfaite. En qualifications, il était apparu dans le bon tempo. En course, il a commis un sans-faute laissant son plus proche adversaire, son coéquipier Jorge Lorenzo, a près de cinq secondes. « Je ne pensais pas pouvoir aller aussi vite aujourd'hui. Les pneus Bridgestone étaient fantastiques, avec un grip terrible. La moto était vraiment compétitive. Après avoir pris le commandement, j'ai essayé de piloter en douceur, sans prendre trop de risques. » Comme une simple formalité du temps de la splendeur du Docteur. Une marche en avant que Dani Pedrosa, le précédent leader du championnat du monde n'a pu contester à cause d'un choix de pneumatiques qui s'est avéré peu convaincant au vu des conditions météos changeantes.
Si Rossi a retrouvé de sa superbe, que dire que Jorge Lorenzo ? Arrivé en Sarthe avec deux béquilles après une terrible chute en Chine, il avait goûté l'asphalte du Bugatti à deux reprises lors des essais. Cela ne l'a pas empêché de décrocher une très belle 2e place et surtout de demeurer dans la course au titre mondial. Un éventuel forfait, parfaitement envisageable au vu de sa souffrance, aurait ruiné ses espoirs. Le Majorquin a un mental de fer. L'Australien Casey Stoner en sait quelque chose. Un souci mécanique l'a peut-être définitivement écarté du titre dont il est l'actuel détenteur.
Les Français sans surprise
Pour De Puniet et Guintoli, ce Grand Prix de France aura été à l'image des précédents ou presque. La Ducati de Guintoli a démontré une nouvelle fois qu'elle n'était pas à la hauteur. Au Mans, « Guinto » s'est efforcé de suivre le rythme imprimé par la concurrence. Un brin désespérant pour celui qui était présent sur les podiums en 2007. Pour De Puniet, le week-end sarthois était un peu plus consistant avec à la clef son meilleur classement de la saison. « Je progresse même si je ne peux pas me contenter d'une 9e place. Il m'a manqué deux tours pour doubler Hayden et Capirossi. Il reste encore beaucoup de travail à accomplir. »
Heureusement, Mike Di Meglio a sauvé le week-end tricolore. Et de quelle manière !
Stéphane BOIS.