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Guintoli : une passion avant d'être un métier |
Interview. « Dans la vie, il faut goûter à plein de choses pour être équilibré » affirme Sylvain Guintoli qui voit les Grand Prix d'abord comme une passion.
Comment te sens-tu dans ta nouvelle équipe étrangère, toi qui as toujours évolué dans des teams français ?
Très bien. Au début j'avais un peu d'appréhension. L'année dernière dans le team Tech 3, il y avait une belle ambiance, le facteur humain était vraiment présent. J'avais un peu peur de ne pas retrouver ça dans un team étranger. Mais l'équipe m'a tout de suite mis à l'aise. Les membres sont jeunes, motivés, on a un super contact, donc d'entrée de jeu tout a été positif.
L'an dernier au Mans, lorsque tu es passé en tête t'es-tu dit que tu pouvais gagner la course ?
J'étais parti pour ça ! Mais après un tour et demi en tête, la pluie a commencé à tomber, j'ai coupé car je n'avais plus de repères, j'étais tout seul. Si c'était resté sec je pense que j'avais mes chances.
Vous n'êtes que deux pilotes français en MotoGP. Comment vous entendez-vous ?
Avec Randy, maintenant on s'entend vraiment bien. Au début, en 2001, on était dans le même team, on était des gamins, et c'était un peu la guéguerre sur la piste, dans la vie. Aujourd'hui, nous sommes tous les deux arrivés en MotoGP. Je le respecte pour ça et je pense que c'est la même chose de son côté. L'expérience nous a rendus plus mâtures. On a prouvé l'un et l'autre qu'on pouvait faire des choses intéressantes.
C'est quoi le rythme d'un pilote de GP ? Ça ne pense qu'à la compétition ? C'est une bulle fermée ?
L'hiver, j'essaie de déconnecter. Dans l'année, on roule beaucoup, on se déplace souvent. Dès que je peux faire autre chose, je le fais. Dans la vie, il faut goûter à plein de choses pour être équilibré. Les Grand Prix sont une passion avant d'être un métier. Malgré tout, je n'ai pas roulé pendant trois mois cet hiver mais ça ne m'a pas manqué. Je suis parti en vacances, on a changé de maison. J'ai complètement déconnecté. J'aime faire beaucoup de choses, passer du temps avec ma famille. Je suis également passionné de rugby.
Recueilli par
Sergeï PAPAIL.