Grand Prix de France 2008

Agostini : « Jack Findlay restera Jack Findlay... »

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    Agostini : « Jack Findlay restera Jack Findlay... »

    Il y a un an, à l'heure du Grand Prix de France, Jack Findlay disparaissait. Ce pilote australien restera à jamais celui qui a marqué de son empreinte la grande époque du Continental circus.

    Il est le symbole du pilote privé parcourant les Grand Prix par ses propres moyens, à la fois mécanicien et pilote. Une époque où les Grand Prix moto restaient en marge médiatique et où seuls quelques rares pilotes bénéficiaient du soutien des usines. Le Grand Prix de France a souhaité rendre un hommage particulier cette année à Jack Findlay. Avec la collaboration de la journaliste et pilote Sophie Melcion-Smith, une quarantaine de motos historiques s'affrontera sur le circuit Bugatti pendant le week-end. Avec en tête d'affiche, l'Anglais Phil Read, sept fois champion du monde.

    La carrière de Jack Findlay s'est étalée de 1961 à 1978. Il a obtenu son meilleur classement au championnat du monde en 1968, avec le titre de vice-champion du monde 500 cm3 derrière Giacomo Agostini, le pilote le plus titré de l'histoire de la moto avec 15 titres mondiaux.

    La rage de vaincre

    « Ago » se souvient de Jack Findlay : « Je garde un grand souvenir de lui. Une histoire d'amitié aussi. A l'époque, le paddock était une grande famille, et avec Nanou (sa compagne), il invitait tout le monde. Mon meilleur souvenir est quand il a gagné une course devant moi après une belle bagarre. S'il avait eu une moto usine... En tout cas, je ne pourrai jamais le comparer à aucun autre pilote. Jack Findlay restera Jack Findlay... »

    Sa carrière hors norme et symbolique de la rage de vaincre a été portée sur la toile en 1971 avec le film légende de Jérome Laperrousaz, Continental Circus, qui a obtenu le prix Jean-Vigo en 1972. Il sera projeté sur écran géant à l'occasion de ce Grand Prix de France. Une immersion dans le monde des Grands Prix, orchestrée par le rock progressif seventies du groupe Gong et de son leader Daevid Allen. Lors de la disparition du « plus grand pilote privé de tous les temps », notre confrère Libération disait de Findlay « qu'il était à la moto ce qu'Alexis Korner était au blues ». Et, dans le film, c'est justement dans un Blues for Findlay, que l'on peut entendre, « un jour Ago, je te rattraperai... »

    Sergeï PAPAIL.

     
    Ouest-France  

    Grand Prix de France 2008

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      29/04/08 - 16:23

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