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ZFE : Le Mans, 11e ville de France au parc automobile le plus polluant... |
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Comme dans toutes les métropoles de France, une ZFE doit être mise en place d’ici à 2025 au Mans, pour empêcher les véhicules les plus polluants de circuler au sein de l’agglomération. © Photo Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Selon une étude publiée ce dimanche 12 mars 2023 par nos confrères du Parisien, Le Mans se classe au 11e rang des métropoles françaises au parc automobile le plus polluant. En 2025, avec une instauration de la future zone à faibles émissions (ZFE) prévue par la loi, de nombreux véhicules n’auraient plus le droit de circuler dans l’agglomération mancelle.
36,1 % des voitures en circulation dans la métropole mancelle devraient être interdites d’accès à partir de 2025. Pourquoi ? Car elles sont jugées trop polluantes eu égard aux critères fixés par la loi. C’est ce que l’on appelle les Zones à faibles émissions (ZFE), qui doivent s’appliquer aux 43 principales agglomérations françaises, dont Le Mans.
La capitale sarthoise figure à la 11e place du baromètre publié par le journal Le Parisien, ce dimanche 12 mars, listant les métropoles selon le niveau de pollution générée par leur parc automobile. Cette étude prend en compte le nombre de véhicules immatriculés et classés Crit’Air 3, 4 et 5. Ce barème cible les véhicules diesel et essence dégageant le plus d’émissions carbone. À l’avenir, une vignette correspondante au niveau d’émissions devra être affichée sur le pare-brise de chaque voiture.
Une ZFE dans certaines grosses métropoles
Quelques-unes des plus grosses métropoles françaises ont déjà mis en place une ZFE, comme Paris, Toulouse, Nice, Lyon, Montpellier ou encore Saint-Etienne. Sur le plan national, 37,2 % du parc auto de ces plus grandes villes de France seraient, selon les résultats de cette enquête, constitués de ces véhicules les plus polluants.
Au Mans, le maire Stéphane Le Foll a déjà fait savoir qu’il ne voulait pas précipiter la transition en ZFE, estimant que  la démarche écologique ne doit pas se faire au détriment des plus modestesÂ
. Pour cette raison, il étudie la possibilité d’une dérogation d’application, notamment en améliorant la qualité de l’air dans les périodes les plus critiques par diverses initiatives comme le développement des transports en commun.