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Vladimir Poutine porte la « responsabilité morale » de l’empoisonnement d’une Britannique, selon une enquête... |
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La maison de Sergueï Skripal le 2 mars 2019 à Salisbury, en Angleterre. © FINNBARR WEBSTER/Getty Images via AFP
Une enquête indépendante publiée ce jeudi 4 décembre conclut que Vladimir Poutine porte « la responsabilité morale » de la mort en 2018 de Dawn Sturgess, une mère de famille britannique de 44 ans. Elle avait été une victime collatérale de la contamination au Novitchok de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal. Londres a convoqué l’ambassadeur russe dans la foulée.
Vladimir Poutine porte la « responsabilité morale » de la mort en 2018 d’une Britannique, victime collatérale de l’empoisonnement au Novitchok de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, selon les conclusions d’une enquête indépendante publiées jeudi 4 décembre 2025 et relayées par l’Agence France-Presse (AFP).
Dawn Sturgess est la « victime innocente d’une tentative d’assassinat menée par des agents d’une organisation étatique russe dans les rues de Salisbury », a déclaré le président de l’enquête, Anthony Hughes, après la publication du rapport.
L’ambassadeur russe convoqué
Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé dans la foulée avoir convoqué l’ambassadeur russe, Andreï Kelin, et infligé des sanctions contre « l’intégralité » du renseignement militaire russe (GRU), jugé responsable de la mort de la Britannique Dawn Sturgess.
Cette mère de famille de 44 ans avait été contaminée avec ce produit neurotoxique, quelques mois après l’empoisonnement à Salisbury, ville du sud-ouest de l’Angleterre, de l’ancien agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. Eux en ont réchappé. Dawn Sturgess s’était servie de ce qu’elle pensait être un parfum, contenu dans un flacon trouvé par son compagnon dans une poubelle à Amesbury, à une quinzaine de kilomètres.
Crise diplomatique
L’affaire avait provoqué une crise diplomatique entre les deux pays et des expulsions réciproques de diplomates, sans précédent depuis la fin de la Guerre froide. La Russie a toujours nié être impliquée. « Les empoisonnements de Salisbury ont choqué la nation et les conclusions d’aujourd’hui rappellent avec gravité le mépris du Kremlin pour les vies d’innocents. La mort inutile de Dawn est une tragédie », a déclaré le Premier ministre Keir Starmer dans le communiqué du Foreign Office cité par l’AFP.
« Il existe un lien direct entre les actions de ces individus et la mort de Dawn Sturgess. Ils portent, à eux seuls, la responsabilité morale de cet évènement », selon lui.
Trois agents des services de renseignement russes ont été inculpés dans l’enquête pénale britannique et sont sous le coup de mandats d’arrêt.
En juillet, le Royaume-Uni avait déjà sanctionné 18 « espions » et trois unités du renseignement militaire russe du GRU, accusés « d’avoir mené une campagne malveillante en ligne pendant plusieurs années ».