|
Villaines-sous-Lucé. Diversifier la production pour résister... |
1
Vincent et Hélène Augereau de « La ferme de Guerbœuf ». © Le Maine Libre
Vincent Augereau a pris la tête de l’exploitation familiale « La ferme de Guerbœuf » en 2008. Sur une superficie de 200 hectares, il élève des vaches salers et charolaises, cultive du blé, du tournesol, du colza.
Il explique : « Nous nous sommes convertis en bio, mais le bio se porte moins bien qu’avant à cause de la baisse du pouvoir d’achat. Nous tentons de résister en diversifiant notre production. Tous les deux mois nous proposons nos caissettes de viande bovine. Chaque jeudi nous vendons nos produits à la ferme, notamment des huiles de colza, de tournesol et de chanvre ».
Vincent et Hélène Augereau fournissent en viande bovine le collège du Grand-Lucé, les cantines scolaires de Villaines-sous-Lucé, du Breil-sur-Mérize et de Bouloire. Hélène Augereau ajoute : « Nous sommes associés avec le magasin Bio du Loir à Ruillé et chaque vendredi nous tenons l’enseigne à tour de rôle avec nos associés. Nous fournissons les enseignes Biocoop du Mans et des alentours ».
Vincent annonce : « Nous avons créé une association avec une dizaine de collègues appelée les Greniers bios du Maine : nous produisons des blés de marque et fournissons sous notre label la minoterie Trottin d’Yvré-l’Evêque. Notre Gaec cultive le chanvre que nous transformons en huile et la paille de chanvre pour faire des panneaux isolants ».
« Notre production bio et la vente directe représentent 15 % du chiffre d’affaires. C’est un combat au quotidien, mais cela vaut la peine d’offrir de bons produits aux consommateurs » conclut Vincent Augereau.