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VIDEO. Mort de Jacques Chirac : une vingtaine de séjours présidentiels dans l’Ouest

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photo le président de la république et candidat à l'élection présidentielle jacques chirac observe la baie du mont saint-michel, le 18 mars 2002, lors de son déplacement de campagne. © afp

Le président de la République et candidat à l'élection présidentielle Jacques Chirac observe la baie du Mont Saint-Michel, le 18 mars 2002, lors de son déplacement de campagne.© AFP

Jacques Chirac, décédé jeudi 26 septembre, a séjourné à de nombreuses reprises dans les trois régions de l’Ouest. Du pont de Normandie à la pointe du Raz, il a multiplié bains de foule, discours et réunions de travail. Souvenirs.

Samedi 13 juin 2009, le président Jacques Chirac, mort ce 26 septembre à l’âge de 86 ans, et son épouse Bernadette Chirac étaient les invités de François Pinault, à Dinard. Le début d’une habitude. Ce jour-là, ils inaugurent une soixantaine de pièces d’art contemporain de la collection du financier et industriel, ami de longue date. Mais l’ex-président reste muet devant ce Christ sur une chaise électrique de Paul Fryer ou ce Jean-Paul II touché par une météorite de Maurizio Cattelan. « Pas de commentaire », déclare seulement l’amateur d’arts premiers.

Mort de Jacques Chirac : réactions, hommages, parcours politique… Suivez notre direct

Visite surprise chez Pasquier près de Cholet

Jacques Chirac était nettement plus disert lors de la vingtaine de séjours effectués dans nos régions sous ses deux mandats. À peine élu de deux mois, le 13 juillet 1995, il croque à belles dents dans les brioches Pasquier, près de Cholet, qui viennent de lancer la semaine de 33 heures et d’embaucher 221 salariés en 6 mois. Il y vante le partage du travail : « Ceux qui ont un travail doivent penser à ceux qui n’en ont pas ». Plus galvanisant que le célèbre : « Contre le chômage, on a tout essayé » d’un Mitterrand finissant.

Visite surprise du Président Jacques Chirac à Cerqueux-de-Maulévrier, dans le Maine-et-Loire. Accueil des employés de l'usine de Brioche Pasquier.
Visite surprise du Président Jacques Chirac à Cerqueux-de-Maulévrier, dans le Maine-et-Loire. Accueil des employés de l'usine de Brioche Pasquier. | Archives Ouest France

« Fausse route », décidera son successeur, douze ans plus tard, en décrétant le « travailler plus pour gagner plus ». Mais Jacques Chirac n’avait pas attendu Nicolas Sarkozy pour se lancer dans les voyages surprises : le PDG de Pasquier a été prévenu seulement 36 heures plus tôt de la visite présidentielle.

Le 29 septembre 1995, Chirac traverse le tout nouveau pont de Normandie avec Antoine Rufenacht, maire du Havre et Anne d’Ornano, présidente du conseil général du Calvados.

Subtile amertume du Finistère

Le chef de l’État inaugure les rencontres locales, les réunions en petits comités, avec des personnes représentatives. Au cours de trois journées dans le Finistère sud, les 29,30 et 31 mai 1996, de la pointe du Raz à Plogoff, en passant par Fouesnant et en dormant à Quimper, il cumule 200 contacts directs.

Bains de foule, bien sûr, réunions en petit comité, repas dans une brasserie de Quimper, le premier soir, avec le cycliste Ronan Pensec, le navigateur Olivier de Kersauson, le chanteur Yann Fanch Kemeneur… 17 Quimpérois invités par le préfet Christian Fremont.

En mai 1996 Jacques Chirac se rend à l'extrême pointe du Raz (Finistère).
En mai 1996 Jacques Chirac se rend à l'extrême pointe du Raz (Finistère). | Archives Ouest France

Le président se montre ouvert sur la ratification de la charte européenne protégeant les langues minoritaires. Il dort dans un lit fabriqué par le même artisan d’Ergué-Armel qui avait construit celui du général de Gaulle, en 1969. Fait la bise à l’égérie des marins-pêcheurs bretons, Scarlett Le Corre. Et hérite d’une statuette de la déesse chinoise de la solidarité, offerte par le maire, Bernard Poignant (PS).

Il écoute, promet peu, d’où une sorte d’amertume, égale à celle, subtile, du cidre de Fouesnant, relève l’envoyé spécial d’Ouest-France. Le 18 juin, le chef de l’État visite la DCN, l’arsenal, à Brest.

Angers : l’État providence a atteint ses limites

Les voyages présidentiels ont le goût de la cohabitation après 1997. Le premier a lieu à Angers, le 26 mai 1998. Un lundi et mardi, Chirac donne l’impression d’avoir son temps et de venir prendre un bol d’air en Anjou. Il reçoit le maillot des basketteurs de Cholet, nouveaux vainqueurs de la Coupe de France, visite l’abbaye de Fontevraud restaurée grâce à la Région Pays de Loire : Olivier Guichard, l’ancien président et François Fillon, le nouveau, l’accompagnent.

Visite du président Jacques Chirac à Angers. Discours aux côtés de Francois Fillon, Jean Monnier, maire d'Angers (à droite).
Visite du président Jacques Chirac à Angers. Discours aux côtés de Francois Fillon, Jean Monnier, maire d'Angers (à droite). | Archives Ouest France

Devant 16 chefs d’entreprise exportateurs, il lance à destination de son Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, vainqueur du scrutin de la dissolution : « L’État-providence a atteint ses limites. »

Un an et demi plus tard, le 20 janvier 2000, il visite un chantier de dépollution du mazout de l’Erika au Croisic, partage le repas (soupe, choucroute, riz au lait) des bénévoles, touche du doigt le fioul sur les plages, rencontre pêcheurs, hôteliers et, à Theix (Morbihan) les protecteurs d’oiseaux mazoutés.

Visite de Jacques Chirac sur les sites de nettoyage du Croisic après la marée noire en 2000.
Visite de Jacques Chirac sur les sites de nettoyage du Croisic après la marée noire en 2000. | Frederic Girou - Archives Ouest France

Le soir, il est à Rennes. Au Parlement restauré, devant Élisabeth Guigou, ministre de la Justice, il s’explique sur l’annulation du congrès qui devait entériner l’indépendance du parquet dans l’organisation de la justice. Il promet que le projet ne sera pas enterré mais affirme qu’il n’a pas de majorité actuellement.

Jacques Chirac au Parlement de Bretagne le 20 janvier 2000.
Jacques Chirac au Parlement de Bretagne le 20 janvier 2000. | Jean-Michel Niester / Philippe Renault - Ouest France

Bain de foule jusqu’à la mairie, où Edmond Hervé l’accueille, dîner avec les parlementaires d’Ille-et-Vilaine, le lendemain rencontre avec les agriculteurs pendant deux heures, à cinq mois de la présidence française de l’Union européenne.

Cambremer : « Halte à l’autoflagellation »

En février 2000, il est en Mayenne : inaugure l’ingénierium de Laval, tient une table ronde sur l’illettrisme avec l’écrivain Alexandre Jardin à Château-Gontier, visite les entreprises MPO et Séché-Environnement.

En février 2000, il est en Mayenne : inaugure l’ingénierium de Laval, tient une table ronde sur l’illettrisme avec l’écrivain Alexandre Jardin à Château-Gontier.
En février 2000, il est en Mayenne : inaugure l’ingénierium de Laval, tient une table ronde sur l’illettrisme avec l’écrivain Alexandre Jardin à Château-Gontier. | Reuters

Avril 2000 Nantes. Inaugurant les nouveaux locaux de la Caisse d’allocations familiales, il affirme « primordial que la politique familiale soit neutre à l’égard des femmes et des options qu’elles prennent pour organiser leur vie. » Il partage le rôti de veau des éducateurs de Saint-Sébastien-sur-Loire autour d’une bière corona.

Après une réunion de travail sur la fièvre aphteuse, au lycée agricole de Sées (Orne), le 19 mars, il passe une double journée, les 5 et 6 avril, à Caen, au lendemain de l’élection du nouveau maire RPR Brigitte Le Brethon.

Une rencontre avec l’écrivain Alain Robbe-Grillet à l’Abbaye d’Andenne, siège de l’Institut des mémoires de l’édition contemporaine, une autre avec le monde rural à Cambremer, capitale locale des appellations d’origine contrôlées. C’est le Chirac des salons de l’agriculture : « Le productivisme nous a permis d’avoir le rang, la richesse et les emplois que nous avons ». « Halte à l’autoflagellation ».

Les chocs de 2001 et 2002 à Rennes

Inaugurant le Space, à Rennes, le 11 septembre 2001, au lendemain d’une journée à Saint-Brieuc et Paimpol, Jacques Chirac rejette le co-financement national de la politique agricole commune : « L’agriculture est pour la France un témoin essentiel de la solidarité européenne ».

Le monde change, il ne le voit pas. L’après-midi même, les attentats font vaciller la puissance américaine. Le président rentre précipitamment à Paris.

Inauguration du SPACE à Rennes par Jacques Chirac, en compagnie d'Alain Madelin (à gauche).
Inauguration du SPACE à Rennes par Jacques Chirac, en compagnie d'Alain Madelin (à gauche). | Daniel Fouray - Ouest France

Il revient à Rennes, le 23 avril, pour un premier meeting de deuxième tour, le mardi qui suit la présidentielle, refusant tout débat télévisé avec le challenger surprise Jean-Marie Le Pen. Entre-temps, il a défendu les valeurs de l’écologie à Avranches et au Mont-Saint-Michel qui deviendra aussi un lieu privilégié par son successeur, Nicolas Sarkozy.

Accueilli par René Garrec, président de la Basse-Normandie, Jacques Chirac découvre le projet de désensablement de la baie, vante « une écologie humaniste » et annonce une Charte de l’Environnement adossée à la Constitution.

À Cherbourg pour les victimes de l’attentat de Karachi

Le 13 mai 2002, le Président nouvellement réélu revient dans la Manche, à Cherbourg. Il vient rendre hommage aux onze salariés de la DCN (aujourd’hui DCNS), victimes de l’attentat de Karachi.

« La France est en deuil. Cherbourg est meurtri, a déclaré le président de la République dans son allocution, que nous nous avions retranscrit dans nos colonnes, mardi 14 mai 2002. Des épouses, des enfants, des parents, des amis pleurent aujourd’hui des êtres chers. Je leur dis ma profonde solidarité. Nos ingénieurs et nos techniciens de la Direction des constructions navales victimes de l’odieux attentat de Karachi ont perdu la vie au service de la France, de l’État et de la patrie. »

Jamais en Vendée

Le 4 juillet 2002, il se repose en thalasso à Quiberon avec son épouse. Il y était venu en 1988, après sa défaite à la présidentielle. La mairie lui adresse des chocolats.

Ses deux derniers voyages présidentiels sont dédiés, en Bretagne, à la Marine nationale. Le 19 janvier 2006, il dîne au carré des officiers de l’Île Longue, base des sous-marins lanceurs d’engins nucléaires. On guette son physique après son accident vasculaire cérébral. Mesclun de saint-jacques au foie gras, filet d’agneau aux petits légumes, gâteau au chocolat crème anglaise ponctuent le discours sur la dissuasion nucléaire. Le dernier de sa présidence.

Visite de Jacques Chirac à la base sous-marine de l'Île Longue où il a précisé le rôle de la dissuasion nucléaire.
Visite de Jacques Chirac à la base sous-marine de l'Île Longue où il a précisé le rôle de la dissuasion nucléaire. | Jérôme Fouquet - Ouest France

On le voit encore à Brest, le 16 février, quatre jours après avoir tranché en faveur d’un second porte-avions, cette fois à propulsion classique, qui ne sera finalement pas construit.

Mais jamais, le président Chirac n’aura trouvé l’occasion de séjourner en Vendée.

 
Didier Eugène   Ouest-France  

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Je suis également outrée que le décès de Jacques Chirac soit traité jusqu'à l overdose par tous les médias (comme d habitude d ailleurs lors de ce genre d événement). Pendant ce temps, aucune information sur cet incendie d une usine classée seveso à Rouen ! Désinformation scandaleuse !

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il n'y a pas de honte à ce qu'il soit venu en bretagne, Pinault est breton et alors la Bretagne est bien souvent oubliée l'été on ne parle que de Paris et le sud est où les gens sont entassés sur les plages ou les sejours coutent une fortune cet été il a fait aussi beau en Bretagne que dans le sud quoiqu'en dise les mauvaises langues

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" La maison brûle.......et l'on regarde ailleurs ...." J'ose dire qu'en ce jour du 26 Septembre 2019, cette alarmante remarque de monsieur Jacques Chirac n'a jamais été aussi juste et d'ailleurs pu se vérifier tout au long de cette journée .
Ainsi, à Rouen, une usine en feu et classée Sévéso aura recouvert la ville et ses environs d'un opaque et inquiétant nuage noir . Mais bon, désireuse d'honorer la mémoire de cet illustre défunt, quasiment toutes les chaînes d'info nous ont contraint a " regarder ailleurs ".......rien, absolument rien sur ce drame écologique !.....
Pour triste et regrettable que soit la disparition de monsieur Chirac et que " perso ", je dis être un grand monsieur, occulter à ce point l'info est inacceptable . Oui la maison brûle !....

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Faux, visite Beneteau ST Gilles!!!!!

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tout mes condoléance MR JACQUES CHIRAC

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Mr=Mister !!!

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