|
VIDÉO. Les dauphins de Planète Sauvage quitteront leurs bassins en 2027 : pourquoi ce déménagement fait-il débat ?... |
1
En 2027, les dauphins du parc Planète Sauvage à Port-Saint-Père (Loire-Atlantique) devraient déménager au zoo de Beauval, dans le cadre d’un projet inédit en Europe. © Jerome Fouquet/ Archives Ouest-France
En 2027, les dauphins du parc Planète Sauvage à Port-Saint-Père (Loire-Atlantique) devraient déménager au zoo de Beauval, dans le cadre d’un projet inédit en Europe. Mais les associations environnementales préféreraient un sanctuaire marin. Décryptage de ce transfert hors normes en vidéo.
Ils sont onze à vivre dans les bassins de Planète Sauvage en Loire-Atlantique, le dernier parc animalier de France à exposer des dauphins au public. Ce sont des prestations à visée pédagogique. Avec les enfants, on peut par exemple parler de leur anatomie : les dents, la narine, les nageoires »,
explique Candice Durand, soigneuse à la cité marine, qui connaît les animaux par cœur et s’occupe d’eux au quotidien.  Nous sommes aussi un centre de recherche scientifique, l’idée est de mieux comprendre ces cétacés. Nous par exemple, nous sommes spécialistes de la communication entre animaux ».
Car depuis la loi de 2021, les spectacles de cétacés et les échanges directs avec le public sont interdits en France. A Antibes, le parc Marineland a finalement fermé ses portes au début de l’année 2025, posant la question de l’avenir des dauphins et des orques qui y vivent toujours.
De son côté, Planète Sauvage a scellé leur sort : le parc a annoncé le départ de ses dauphins vers le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) à l’horizon 2027, dans le cadre d’un nouveau programme de recherche et de sauvegarde de ces animaux.
Un projet inédit
 C’est un projet totalement révolutionnaire, jamais construit en Europe, sur plus de deux hectares. L’eau sera salée, les dauphins pourront évoluer avec des poissons dans les sept bassins »,
explique Rodolphe Delord, le directeur du Zooparc de Beauval.  Les ministres sont venus me chercher, ce n’était pas dans mes plans à la base »,
ajoute celui qui mettra entre 25 et 30 millions d’euros sur la table, et 2 à 3 millions d’euros par an par la suite de frais de fonctionnement.
Les soigneurs de Planète Sauvage pourront également postuler afin de suivre les animaux dont ils s’occupent depuis des années.
« Plus aucun dauphin né en captivité »
Un projet auquel l’association environnementale One Voice s’oppose.  Au départ, on nous avait parlé d’un centre où il n’y aurait pas de reproduction des animaux, ni de transfert vers d’autres parcs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Notre combat, c’est ça : plus aucun dauphin né en captivité »,
explique Muriel Arnal, la présidente de l’association One Voice. Elle défend l’idée d’un sanctuaire marin :  C’est un espace en mer, protégé, où les animaux sont nourris car ils sont incapables de le faire eux-mêmes mais ils sont dans leur élément. Un sanctuaire va bientôt ouvrir en Italie, c’est compliqué mais duplicable, c’est de loin la meilleure solution.Â