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VIDEO. La 5G arrive au Mans, comment ça fonctionne ?... |
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La 5G arrive au Mans (photo d’illustration). © OUEST-FRANCE
La 5G, nouvelle norme de réseau téléphonique, fait son arrivée au Mans (Sarthe) ce jeudi 3 décembre 2020. Haut débit, nouvelles fréquences, zones blanches… C’est quoi exactement, la 5G ?
Dans le Grand Ouest, Orange a choisi de démarrer la 5G (cinquième génération de réseau mobile) par les villes d’Angers et du Mans, à partir de ce jeudi 3 décembre.
« D’ici à la fin de l’année, plus de 160 communes seront couvertes » , a annoncé le groupe français, promettant des débits « jusqu’à 3 à 4 fois plus rapides que la 4G ».
Mais de quoi parle-t-on précisément quand on parle de 5G ? On fait le point dans la vidéo ci-dessous.
Limiter la saturation des réseaux
La 5G, c’est d’abord la mise à niveau du réseau, l’augmentation du débit et de la capacité du réseau, comme on est passé de la 3G à la 4G, explique Sébastien Soriano, président de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse). Objectif : du débit plus fluide et la possibilité de développer l’Internet des objets.
Concrètement, comment la 5G rend-elle cela possible ? Ce qu’il faut comprendre c’est que lorsque l’on parle de 5G, on parle de longueur d’ondes et de quantité de fréquences. Toute la problématique de la 5G et de toutes les générations de téléphonie mobile, c’est surtout la quantité de fréquences à laquelle on peut accéder. Plus cette quantité de fréquences est importante, plus ce qu’on appelle la largeur de bande est importante, plus on peut écouler de l’information, plus on a des débits accessibles qui sont élevés, rappelle Mathieu Lagrange, directeur réseaux et sécurité chez b com, un institut de recherche technologique rennais qui teste la 5G.
Différents usages selon les fréquences
La mise en œuvre de la 5G signifie en réalité l’ouverture de plusieurs fréquences aux opérateurs : une tranche de 700 à 800 MHz ; une autre de 3,4 à 3,8 GHz ; et une dernière 26 à 27 GHz. Selon la hauteur de la fréquence et la largeur des bandes, on ne fait pas la même chose. La première bande mise aux enchères par l’Arcep est celle autour de 3,5 GHz, qui offre un bon compromis entre la capacité de spectre disponible et des tailles de cellule qui sont relativement raisonnables selon Mathieu Lagrange.
Gain de débit
Ce gain de débit ne sera cependant pas au rendez-vous dans toute la France, car la 5G sera déployée en priorité dans les villes, où les réseaux 4G menacent de saturer. Le choix qu’a fait l’Arcep, c’est de pousser les opérateurs à plutôt concentrer le développement de la 5G en zone urbaine, parce que les fréquences qu’ils utilisent sont de courte portée, mais en revanche, nous obligeons les opérateurs à monter la capacité d’une 4G à une 4G + qui va apporter une capacité 4 fois supplémentaire sur le reste du territoire, assure le directeur de l’Arcep.
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