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Valeo à La Suze-sur-Sarthe : la députée interpelle le ministre... |
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Fin octobre, les salariés de Valeo à la Suze-sur-Sarthe s’étaient mis en grève. © Photo Le Maine Libre Yvon Loue
Dans une question au ministre délégué à l’industrie ce mardi 26 novembre, Elise Leboucher, députée LFI de la Sarthe, demande que l’État, « premier actionnaire », défende le maintien de l’activité sur le site de La Suze-sur-Sarthe, menacé de fermeture. Les salariés devraient être fixés sur leur sort ce mercredi 27 novembre.
La réponse est imminente. Elle pourrait même tomber ce mercredi 27 novembre pour les salariés du site Valeo de La Suze-sur-Sarthe, du centre de recherches de La Verrière dans les Yvelines, et de l’Isle-d’Abeau en Isère. En juillet 2024, le groupe Valeo a annoncé la fermeture et la mise en vente de ces trois sites français.
 Ces fermetures menacent directement plus de 1 000 salariés, sur des bassins de vies qui seront lourdement impactés par la disparition de ces emplois »,
déplore Elise Leboucher dans une question orale posée mardi matin à l’Assemblée nationale au ministre délégué à l’industrie Marc Ferracci. En Sarthe, 240 emplois sont menacés.  Les usines visées produisent des pièces indépendantes de l’énergie thermique. Ainsi en Sarthe, Valeo produit des refroidisseurs de batterie et des radiateurs de chauffage. Des éléments utiles aux véhicules quelle que soit la nature de leurs énergiesÂ
souligne Elise Leboucher qui assure que  le groupe Valeo a affiché un bénéfice de 221 millions d’euros en 2023, et a bénéficié d’un grand nombre d’aides publiquesÂ
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A quoi ont servi les aides publiques ?
Et elle interroge :  Comment expliquer aux salariés que Valeo en arrive à cette décision avec toutes les aides publiques touchées ces dernières années, à quoi ont-elles servi ?Â
[…]  En tant que premier actionnaire du groupe Valeo, l’État se doit de protéger les salariés, de défendre le maintien de l’activité et de sauvegarder ce fleuron de l’industrie françaiseÂ
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En l’absence du ministre délégué à l’industrie, Marie-Agnès Poussier-Winsback, ministre déléguée chargée de l’Economie sociale et solidaire, a indiqué qu’elle comprend  l’émotion très forte que ces annonces ont pu susciterÂ
. Elle a précisé,  l’objectif c’est de limiter au maximum l’impact sur l’emploi des décisions qui seraient prisesÂ
. Elle a également ajouté qu’  avant toute décision, l’État a demandé de limiter au maximum le nombre de sites affectés par les projets de réorganisation, de limiter l’impact social en réduisant au maximum le nombre de départs contraints, notamment d’opérateurs, de mettre en place un plan d’action globale visant les salariés et les territoires qui seront touchésÂ
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