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Valennes. Un lieu pour nourrir les corps et les esprits... |
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Une belle rencontre avec Dante et Jean Pierre Ferrini. © Le Maine Libre
Ouvert durant la pandémie, le commerce valennois « Jour de fête » ne cesse de surprendre. Épicerie, boulangerie, salon de thé, voilà que samedi le bâtiment situé place de l’Église s’est encore diversifié en offrant une séance de lecture de « l’enfer » de Dante par l’auteur Jean-Pierre Ferrini. « Écrit au début du XIVe siècle, Dante s’imagine comme son propre personnage. C’est assez moderne ! C’est quelque chose de totalement nouveau. Auparavant, les auteurs comme Homère par exemple créait un personnage. Dante est son propre personnage. C’est l’histoire d’une errance, l’histoire de quelqu’un qui se retrouve au milieu de sa vie, perdu. L’Enfer de Dante est un poème qui du début a la fin se construit au fil de rencontres. »
Une lecture passionnante
Et Jean-Pierre Ferrini a plongé son auditoire dans ce poème qui a magnifiquement traversé les siècles. Cette explication de texte s’est relevée passionnante. « Dans son récit, Dante rencontre Virgile, un auteur latin de la fin de l’Antiquité et il en fait son guide. Les multiples rencontres qui jalonnent son périple sont comme des miroirs. » La descente en enfer, la montée au purgatoire, les âmes damnées, le château des sages… L’œuvre est intemporelle et chaque description si détaillée que l’on comprend aisément qu’elle ait pu influencer de nombreux peintres au fil des siècles. « Dante fait preuve d’une imagination folle en ce qui concerne les châtiments ! Plus on descend en enfer plus les châtiments sont terribles. Au début ce sont les péchés capitaux, Dante s’en débarrasse très vite. Apparaissent alors les violents, les fraudeurs, et les traîtres. La divine comédie est aussi un livre politique ! Dante était banni de sa ville et c’est en exil qu’il a écrit cette œuvre ».