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Une start-up japonaise interrompt le lancement de sa fusée juste après le décollage... |
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Le lancement de la fusée spatiale Kairos, ici photographiée le 4 mars 2026 à Kushimoto (Japon), a été interrompu quelques secondes après son décollage, jeudi 5 mars 2026. © Michihiro KAWAMURA / THE YOMIURI SHIMBUN VIA AFP
La start-up japonaise Space One a dû interrompre le lancement de sa fusée spatiale Kairos ce jeudi. La fusée a semblé retomber vers le sol quelques secondes après son décollage selon les images diffusées par les médias japonais.
La start-up japonaise Space One, qui ambitionne de devenir la première entreprise privée du pays à placer un satellite en orbite, a annoncé jeudi avoir dû interrompre le lancement de sa fusée spatiale quelques secondes après le décollage, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
« Nous avons estimé que la réussite de la mission était compromise et avons procédé à l’interruption du vol », a publié Space One, société basée à Tokyo, sur la plateforme X.
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— NHK???? (@nhk_news) March 5, 2026
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Un échec spectaculaire en mars 2024
Les images télévisées ont montré la fusée Kairos décollant du site de lancement de l’entreprise, dans la région côtière de Wakayama, dans l’ouest du Japon, à 11 h 10 locales (03 h 10 en France). Mais peu après, la fusée haute de 18 mètres a semblé retomber vers le sol.
Mercredi, son décollage avait été reporté à quelques secondes de l’horaire prévu.
Les responsables de Space One avaient expliqué que « 28,9 secondes avant le décollage, lors de la phase finale de surveillance automatique de la fusée par le système de contrôle de lancement, la réception des signaux du système de navigation par satellite ne s’est pas stabilisée », entraînant « la suspension d’urgence pour des raisons de sécurité ».
La première tentative de lancement de cette fusée s’était soldée par un échec spectaculaire en mars 2024, lorsque la fusée à propergol solide avait explosé quelques secondes après le décollage.
Objectif : imiter SpaceX
Une deuxième tentative, quelques mois plus tard, avait également échoué.
La start-up Space One a été fondée en 2018 par un consortium d’entreprises japonaises dont Canon Electronics, IHI Aerospace et le groupe de construction Shimizu, ou encore la Development Bank of Japan, une institution financière de l’État.
Les entreprises privées offrent des opportunités d’exploration spatiale moins chères et plus fréquentes que les programmes gouvernementaux, et Space One espère imiter SpaceX d’Elon Musk, qui a des contrats avec la NASA et le Pentagone.
La start-up avait déjà dû reporter sa mission inaugurale à cinq reprises, ayant notamment connu des difficultés d’approvisionnement en composants, en raison de la pandémie de Covid-19 puis à cause de l’invasion russe de l’Ukraine.