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Une rareté : le dessin d’un élève de Michel Ange découvert par un commissaire-priseur nantais... |
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Paul-Marie Musnier, commissaire-priseur nantais, a déniché un dessin préparatoire pour une fresque d’un élève du célèbre artiste italien, Michel Ange. © Paul-Marie Musnier
Lors d’une succession dans le vignoble nantais, Paul-Marie Musnier, commissaire-priseur à Nantes, a fait une belle découverte : un dessin préparatoire pour une fresque religieuse à Rome, réalisé par un élève du célèbre peintre italien de la Renaissance, Michel Ange. Il va être mis aux enchères à Paris, pour une somme estimée entre 400 000 et 500 000 €.
Il n’en est pas à sa première découverte exceptionnelle. Paul-Marie Musnier avait notamment déniché, en 2022, des carnets de l’expédition de Champollion en Égypte, qui dormaient dans le buffet de retraités vendéens. Cette fois-ci, comme l’a révélé le site actu.fr, le commissaire-priseur nantais a découvert, à l’occasion d’une succession dans le vignoble de Nantes, un dessin rarissime de l’époque de la Renaissance italienne. « Un truc de fou », se réjouit l’expert, natif d’un village à quelques encablures de cette succession.

Le dessin est en fait une œuvre de Daniele da Volterra (1509-1566), élève et ami de Michel Ange, reconnu comme un peintre majeur, « grand maître de la Renaissance ». Paul-Marie Musnier
Expertisé à Paris
Attribué à Andrea del Sarto, Paul-Marie Musnier décide cependant de faire expertiser ce portrait, par le cabinet de Bayser, à Paris. Surprise : le dessin est en fait une œuvre de Daniele da Volterra (1509-1566), élève et ami de Michel Ange, reconnu comme un peintre majeur, « grand maître de la Renaissance ».
Estimé entre 400 000 et 500 000 €, le chef-d’œuvre sera mis aux enchères, mercredi 19 novembre, à l’Hôtel Drouot à Paris. La précédente vente d’un dessin de Daniele da Volterra est parti à 3,2 millions d’euros, précise Paul-Marie Musnier. « On pense que celui-ci va faire le million. Il peut intéresser des musées, de grands collectionneurs américains, français, voire italiens », détaille le commissaire-priseur.
Le visage d’un personnage sur une fresque à Rome
Ce visage dessiné appartient à un personnage central en bas de la fresque, L’Assomption de la Vierge, peinte en 1545 dans l’église de La Trinité-des-Monts, à Rome. « Ce visage énigmatique évoque la dualité, l’ambiguïté : on ne sait pas si c’est Saint Jean ou un philosophe qui se questionne », analyse l’expert.
Ce dessin sur papier épais est « une sorte de brouillon avec plein de petits trous ». On le collait au mur de la fresque pour le retracer au charbon de bois, qui servait d’esquisse avant de peindre.