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Une classe de maternelle en moins à l’école Catherine-Paysan de Vibraye... |
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Marie-Laure Côme, au centre dirige l’école Catherine-Paysan. © Ouest-France
C’était redouté, c’est aujourd’hui acté. Le groupe scolaire Catherine-Paysan, à Vibraye (Sarthe), a effectué sa rentrée 2024 avec une classe en moins. Si l’équipe pédagogique est au complet, il manque encore une AESH.
 Nous avons un effectif de 201 élèves au lieu de 223 l’an dernier »,
explique Marie-Laure Côme, directrice du groupe scolaire Catherine-Paysan de Vibraye (Sarthe), à l’heure de la rentrée scolaire 2024.  Nous comptons quatorze arrivées en petite section de maternelle pour 31 départs en 6e, alors évidemment l’équilibre n’y est pas, et puis les familles bougent beaucoup aujourd’hui.Â
C’est donc une classe de maternelle qui a disparu.
Pour cette nouvelle rentrée, un point positif à noter : l’équipe pédagogique est au complet, avec un professeur des écoles pour chacune des neuf classes.  Nous avons quelques nouvelles venues, comme Muriel Marie Sidoine, qui prend en charge une classe maternelle, et Priscillia Hubert qui accueille les élèves de CE1 à la place d’Anne-Charlotte PonzotÂ
, souligne la directrice, qui garde son mi-temps de direction cette année.  C’est Hélène Sertillanges qui assure ma classe pendant mon temps de direction »,
annonce Marie-Laure Côme.
Les AESH trop peu nombreux
La directrice pointe, par ailleurs, un manque criant d’AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap). Sur les trois, deux étaient bien présentes à la rentrée, mais la 3e, en arrêt pour trois mois, n’est pour le moment pas remplacée. À Vibraye, ce sont même cinq élèves qui sont concernés par une demande d’AESH, c’est loin de faire le compte pour permettre à ces enfants de suivre correctement une scolarité.
Comme d’autres métiers, celui d’AESH est en tension, il est trop peu valorisé, tant humainement que financièrement.  Nous travaillons main dans la main avec l’Inspection académique à La Ferté-Bernard, qui reçoit quelques candidatures »,
relève la cheffe d’établissement qui, toutefois, espère trouver rapidement quelqu’un.
Ces tracas administratifs n’empêcheront pas de mener à bien tous les projets pour cette année, comme celui de la participation de trois classes au festival de Saint-Lyphard, créer un espace jardinage avec des carrés potagers, aller vers la végétalisation de la cour de récréation et celui de faire la classe en plein air.  On peut aussi apprendre les maths et le français sous les arbres »,
met en avant la directrice, en souriant.