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Une artiste du Cirque du Docteur Paradi à Sablé... |
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Pascaline Herveet écrit un spectacle autour de femmes emprisonnées et participe à un atelier de chant. © Le Maine Libre
Pascaline Herveet est accueillie par l’Entracte à Sablé (Sarthe) jusqu’à ce vendredi 7 février dans le cadre d’une correspondance avec le Plongeoir, pôle national cirque du Mans.
Pascaline Herveet est une autrice et metteuse en piste de la compagnie du Cirque du Docteur Paradi, basée au Mans, fondée par son père dans les années 80 et dont elle s’occupe depuis 2013. La jeune femme est également parolière et chanteuse (elle a réalisé six albums avec Les Elles). Elle termine une session de quinze jours à Sablé dans le cadre d’une correspondance entre L’Entracte et le Plongeoir, le pôle national cirque au Mans.
Ce vendredi 7 février, c’est son dernier jour dans la tranquillité des loges de la scène Joël Le Theule où elle a disposé livres et cahiers. Pascaline Herveet y a écrit une partie de la prochaine création du Cirque du Docteur Paradi. « C’est un temps précieux qu’on m’a donné pour ce spectacle qui s’appellera La maison noire et part de faits réels. Ils se sont déroulés à la prison Saint-Lazare à Paris, où l’on enfermait des femmes jusqu’en 1927. Mata Hari, Casque d’or ou Louise Michel y ont été retenues
, explique-t-elle. Je vais raconter les échanges entre ces femmes, des voleuses, des prostituées, des danseuses de cabaret mais aussi des jeunes filles en correction paternelle ou des jeunes avortées et des militantes féministes ou communistes.
 »
Un atelier avec le Conservatoire
Le texte sera joué, chanté et dansé, « selon les codes du cabaret
 » et sous chapiteau au Mans en 2027. Peut-être fera-t-il également partie de la programmation culturelle de Sablé. L’Entracte nourrit cette correspondance avec le Plongeoir pendant toute l’année : en novembre dernier, une navette a emmené des spectateurs assister à la nuit du cirque au Mans. En juin, la compagnie El Nucleo proposera sur la scène Le-Theule le spectacle Salto. Et entre-temps, Pascaline Herveet aura bénéficié de cette résidence d’écriture, comme le chorégraphe Sylvain Riéjou il y a deux saisons.
Après une première rencontre le 29 janvier, elle a fait profiter le 5 février de ses conseils en écriture et mise en voix à une dizaine de femmes inscrites au conservatoire dans le groupe de chant de Karine Jarry.