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Un général iranien menace de « brûler tout navire qui tentera de franchir le détroit d’Ormuz »... |
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Un navire militaire traverse le détroit d’Ormuz, le 1er mars 2026, où la circulation est de facto bloquée depuis le lancement d’une opération israélo-américaine contre l’Iran. © Sahar AL ATTAR / AFP
Le général Sardar Ebrahim Jabbari, membre des Gardiens de la révolution, a menacé lundi de « brûler tout navire » tentant de franchir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial. Le haut gradé a également déclaré que le baril de pétrole pourrait atteindre « 200 dollars dans les jours qui viennent ».
Un général des Gardiens de la Révolution a menacé lundi de « brûler tout navire » tentant de « franchir le détroit d’Ormuz », passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial fermé de facto par la guerre au Moyen-Orient, et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe.
« Nous attaquerons également les oléoducs et nous ne laisserons pas une seule goutte de pétrole quitter la région », a affirmé le général Sardar Ebrahim Jabbari sur le compte Telegram des Gardiens, ajoutant que les prix du pétrole allaient « atteindre 200 dollars dans les jours qui viennent ».
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Plusieurs attaques de navires au cours du week-end
Environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transitent par le détroit d’Ormuz, qui sépare l’Iran de la Péninsule arabique et donne accès au Golfe.
Des agences de sécurité maritime ont fait état de plusieurs attaques de navires samedi et dimanche dans cette zone large d’environ 50 kilomètres. Lundi, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué un pétrolier, présenté comme lié aux États-Unis.
Les exportations de pétrole et de GNL fortement limitées
Le blocage de facto du détroit limite fortement les exportations de pétrole des grands producteurs, comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ou l’Irak, ainsi que celles de GNL du Qatar, principal exportateur de la région.
Selon l’Agence internationale de l’Énergie, plus de 80 % du pétrole et gaz transitant par Ormuz est destiné aux pays asiatiques, dont les économies pourraient être particulièrement touchées par la guerre en cours.