Testée pour vous… La grimpe d’arbres... |
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À la fois élagueur, jardinier et consultant arboriste et gestion d’espaces, Katie Trottier, 49 ans, décline son expertise des arbres et jardins. La Sarthoise initie également le grand public à la grimpe d’arbres, en découverte ou en autonomie. La discipline permet d’évoluer au gré de cordes et à l’aide de son corps, du tronc jusqu’à la cime. Un moyen pour petits et grands de s’évader et de découvrir leur environnement autrement.
SON PARCOURS : Proche de la nature
« Je suis une ancienne sportive de haut niveau, en athlétisme et en judo. J’ai d’abord fait une formation dans le bâtiment et à cette époque, on commençait à mettre du vert dans les constructions. J’ai passé un brevet professionnel dans ce domaine en 1993 puis j’ai suivi une formation d’élagage. J’ai aimé les côtés physique et nature. Je grimpais déjà dans les arbres quand j’étais petite. À la même époque, l’association des accro-branchés, en Ardèche, a lancé le concept d’accrobranche. J’avais aussi envie de faire grimper d’autres gens avec moi pour promouvoir l’arbre. J’ai passé un brevet d’éducateur sportif activités physiques pour encadrer l’activité. »
LA DISCIPLINE : Création en partie
« La grimpe d’arbres se pratique toute l’année, sauf en cas de neige, gel ou grand vent. Je me déplace chez des particuliers ou l’on me prête des espaces où j’installe mes cordages, comme cet été à l’abbaye royale de l’Épau. contrairement à l’escalade, on utilise toutes les parties de son corps pour grimper : le dos, le tibia, l’avant-bras… cela permet de découvrir l’arbre, du tronc à la cime. On a aussi une autre vision de son environnement, vu d’en haut. Je propose des stages découvertes tout public et des séances de grimpe et déplacement en autonomie. J’ai notamment formé une voltigeuse de rue et une personne qui voulait écouter le brame. »
LES SÉANCES : Technique et pratique
« Lors d’un stage, je présente les trois façons de grimper et puis chacun se lance. La première technique se fait en binôme. cela ressemble à la moulinette en escalade, où l’un met en place la corde qui servira à assurer. Il y a ensuite la grimpe « chenille », où l’on utilise une pédale pour monter en se mettant debout, en s’aidant aussi des branches. Il y a enfin la grimpe à l’anglaise, avec une corde que l’on s’attache autour du ventre et que l’on passe tout en haut de l’arbre. On est assis dans le harnais, on enlace l’arbre avec ses jambes et on grimpe à la force des bras. Lorsque les gens se débrouillent, ils peuvent aussi marcher sur les grosses branches. »
LES BIENFAITS : Sensibilisation
« La grimpe permet de déconnecter, on n’est plus sur nos jambes mais dans les airs. c’est prouvé que les arbres nous apaisent. c’est aussi une activité qui permet de se dépasser, tout en restant accessible à tous. On découvre son environnement d’un oeil différent, vu d’en haut. Je prends le temps d’expliquer comment l’arbre vit, respire, transpire… Je sensibilise les gens à son bien-être. Le but, c’est de l’utiliser le plus possible pour grimper, d’être en contact avec lui. Lors des journées grand public, on peut essayer dès trois ans. Je propose également la nuit dans l’arbre. On grimpe puis on installe son hamac, à 5, 10 ou 20 mètres de haut. »
Attitudarbre
Contacts : 06 21 28 17 72
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Article de Sophie Pams
--- Cet article est extrait de l'Hebdo Le Mans Maville ---