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Talents de la Sarthe. Les quatre nommés dans la catégorie innovation [Vote]... |
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Les nommés de la catégorie « innovation ». © Le Maine Libre
Chaque mardi, en partenariat avec le conseil départemental, « Le Maine Libre » propose d’élire les Talents de la Sarthe 2021. Ce mardi 26 octobre 2021, découvrez les quatre nommés pour la catégorie « innovation ».
Le Maine Libre
et le conseil départemental de la Sarthe organisent l’élection des Talents de la Sarthe depuis 2013 afin de mettre en valeur les réussites des gens du territoire.
Pour les Talents de la Sarthe 2021, neuf catégories vous sont présentées tous les mardis depuis mardi 12 octobre, « artisan », « artiste », « innovation », « Sarthois du web », « jeune talent », « entreprise », « trophée du sport sarthois », « action solidaire de l’année » et « ceux qui font bouger la Sarthe », avec à chaque fois quatre nommés sur la base des propositions faites par nos abonnés et nos journalistes.
La soirée de remise des prix de cette 9e édition aura lieu le mardi 14 décembre 2021 au cinéma CGR de Saint-Saturnin.
Ce mardi 26 octobre, nous vous présentons les nommés pour la catégorie « Innovation ». Vous pouvez voter pour le candidat de votre choix jusqu’à fin novembre.
1. Aslem Chhiti invente la « Ceinturité » pour sécuriser les enfants en voiture

Aslem Chhiti réfléchissait à sa « ceinturité » depuis plusieurs années. Archives Le Maine Libre
Chauffeur de taxi à La Ferté-Bernard depuis quatre ans, Aslem Chhiti est aussi père de famille.
Son expérience l’a conduit à inventer une « Ceinturité » pour empêcher les enfants ou les personnes malades de détacher leur ceinture de sécurité en voiture. Novateur, le petit bloc rectangle s’enclenche dans le boîtier de la ceinture de sécurité. Il empêche ainsi l’accès au bouton pressoir une fois la ceinture mise.
Réalisé grâce à des imprimantes 3D, le boîtier est très facile à fabriquer et sera donc peu cher sur le marché
raconte-t-il. Le tarif est estimé autour de 5 €.
Après la médiatisation de son innovation en décembre 2020, plusieurs entreprises l’ont démarché pour concevoir un modèle de la « Ceinturité ». Gérant d’une seconde entreprise de transport, il a préféré mettre temporairement son projet en pause.
Mais cet automne 2021, l’entrepreneur a décidé de lancer la production du boîtier. Les opérations devraient commencer début 2022 avec une mise sur le marché espérée dès juin.
2. Baptiste Chide capte les sons sur Mars

Baptiste Chide a fait ses classes prépas au lycée Montesquieu au Mans avant d’intégrer l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace à Toulouse (Isae-supaero) puis l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap). ? Archive Observatoire Midi-Pyrénées – Sébastien CHASTANET
Enfin mettre des sons sur les images de Mars
, c’est le rêve un peu fou réalisé par Baptiste Chide, ancien élève des classes préparatoires du lycée Montesquieu au Mans.
À 28 ans, il fait partie de l’équipe de l’Isae-Supaéro Toulouse qui a mis au point le microphone du rover Perseverance. Le robot s’est posé, le 18 février 2021, sur la planète Mars.
Auprès de l’Irap à Toulouse (Institut de recherche en astrophysique et planétologie), il a réalisé une thèse sur cet élément de la SuperCam, instrument installé sur le mat de l’astromobile. Atmosphère, vent, tirs sur la roche, en tout, le chercheur a analysé cinq heures d’enregistrement provenant de la planète rouge. Être chercheur c’est un métier de passionné. Avec cette expérience, j’espère que nous avons réussi à être passionnants
sourit-il.
Avec l’espoir d’être recruté en tant que chercheur permanent (via le CNRS), le jeune homme a déménagé cet automne aux États-Unis.
Le docteur en astrophysique travaillera au Los Alamos National Lab (Nouveau-Mexique), laboratoire tristement connu pour avoir créé la bombe nucléaire. En parallèle, Baptiste Chide, est coauteur d’un article scientifique qu’il espère soumettre bientôt à des revues spécialisées telles que Science ou Nature.
3. Sam Agri a conçu une fenêtre pour l’élevage

Une fenêtre à lames orientables. Photo Le Maine Libre – Denis LAMBERT
SAM’Occulta est une fenêtre à lames orientables permettant aux animaux d’élevage d’avoir accès à la lumière naturelle.
En PVC blanches et opaques, les lames occultent complètement la lumière dans le bâtiment. Mais le système d’orientation des lames permet un apport de lumière progressif.
La solution répond à une réglementation exigeant 3 % de lumière sur la surface au sol des exploitations (soit 30m² sur 1 000 m2). L’usage de cette fenêtre est simple, c’est un monobloc que l’éleveur peut poser lui-même
explique Laurent Chevillard, dirigeant de « Sam Agri ».
À 57 ans, Laurent Chevillard a été récompensé pour la création de la SAM’Occulta en septembre 2021, lors du salon international de l’élevage (le Space) à Rennes.
Déjà spécialisé en pergola et brise vues, ce père de trois enfants est devenu fournisseur de matériel pour les bâtiments agricoles, début 2021. À Moncé-en-Belin, son entreprise compte six salariés dont ses deux fils.
Pas moins de 1 500 fenêtres sont déjà en précommande et seront fournies d’ici début 2022. La première livraison a été réalisée en septembre 2021 dans une exploitation avicole des Côtes-d’Armor (Bretagne).
4. Odyssée environnement propose un traitement de l’eau sans produit chimique

Fabrice Chaussec, responsable recherche et développement (à gauche) et Jérôme Mougel, directeur général, ont créé Odyssée Environnement en 2006, en compagnie de deux autres associés. Photo archives Le Maine Libre
Créée et installée à Requeil dans le sud Sarthe depuis 2006, l’entreprise Odyssée Environnement développe des solutions de traitement des eaux industrielles. Après dix années de recherches et développement en hydroéthique, l’entreprise sarthoise a lancé en 2021, un produit éco-responsable totalement innovant : Odylife.
Celui-ci présente l’avantage de remplacer les substances chimiques utilisées pour le conditionnement des eaux de certaines industries. L’objectif étant de faire fonctionner et de refroidir les machines industrielles. Ces entreprises clientes ont besoin d’eaux détartrées, dessalées, non corrosives et dénuées de bactéries.
Odyssée Environnement, qui compte près de 3 000 clients en France et qui exporte dans une trentaine de pays (25 % de la production), a entamé, cette année, la commercialisation de son innovation à base de plantes .
L’entreprise sarthoise emploie plus de 70 collaborateurs, dont la grande majorité opère sur le site du siège social à Requeil.
Forte d’une activité en constante progression, elle dégage un chiffre d’affaires d’environ 11 M€. Avec une croissance de 6 % réalisée en 2020, en pleine crise Covid.
Si les clients sont à 90 % des industriels, Odyssée Environnement réfléchit au marché des particuliers, notamment dans le domaine de la lutte contre le calcaire.