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Souligné-sous-Ballon. La caserne a vu le jour en 1905... |
Dès 1865, Joseph Bigot, maire de l’époque, propose au conseil municipal, sur demande du Préfet Charles d’Andigné, qu’une subvention de pompiers soit mise en place. Composé de 21 hommes, une contrepartie financière de la commune est proposée par le conseil municipal, soit 200 francs. Cette participation étant insuffisante pour le préfet, le projet est suspendu. Le maire revient un an plus tard, en 1866 avec une proposition à 1 000 francs. Cette fois-ci, c’est le conseil municipal qui s’y oppose par 7 voix contre et 3 voix pour. Le projet est abandonné jusqu’en 1905, et c’est Charles Letailleur, maire de 1900 à 1929 qui réussit à aller au bout. À cette époque, pas de sirène, pas de bip, pas de radio, seulement une pompe à bras avec ses accessoires mis à disposition par un habitant de la commune, à condition qu’une subdivision soit créée.
C’est ainsi que la commune achète un pantalon, une veste, une cravate, un képi, une ceinture de sauvetage et un casque pour 22 sapeurs, les galons pour un sergent et deux caporaux, un clairon, un tambour et une tenue complète pour un officier. L’unité est alors constituée et les hommes du village se relaient, pompent, courent, s’essoufflent parfois, mais tiennent… Parce que déjà, il y avait cette idée dans la tête de ces hommes, « on protège les nôtres.»