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Souligné-sous-Ballon. À la caserne, un tiers de l’effectif des pompiers est féminin... |
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En arrière-plan, le capitaine David Chollet, Jessica Plaquet, Catherine Méhalin, et Claire Reneaux, médecin. © Le Maine Libre
Le centre de secours de Souligné-sous-Ballon a été créé en 1905. Il faudra attendre novembre 1996 pour que Lætitia, première femme à y travailler, vienne pousser la porte.
Lætitia, première femme à être venue travailler dans la caserne de Souligné-sous-Ballon, avait été accueillie par le lieutenant Georges-Baudot, alors chef de centre.
Aujourd’hui, elle est devenue adjudante cheffe en qualité de volontaire à Oisseau-le-Petit dans le nord de la Sarthe.
Un taux de 30 %
Depuis, l’effectif féminin a bien augmenté. Au niveau taux de féminisation, Souligné-sous-Ballon est même un peu au-dessus de la moyenne. On constate qu’au niveau de la France, le pourcentage de femmes qui intègrent une caserne de pompiers est de 16 %.
En Sarthe, le pourcentage est de 22 % et à Souligné, de 30 %. Sur un effectif de 23 pompiers volontaires, sept sont des femmes. « La présence d’une femme dans une intervention et dans certaines situations est indéniablement un atout supplémentaire, déclare le capitaine et chef de centre David Chollet. Dans une caserne, la mixité est aussi bénéfique pour l’ambiance. Et sur le terrain, lors des interventions et même au quotidien, tout le monde est considéré de la même manière, hommes ou femmes. »
Qui sont-elles ?
Eugénie Ligneul, sergente cheffe, est présidente de l’amicale des sapeurs pompiers et sous officier à Souligné-sous-Ballon. Elle est aussi militaire à la brigade des Sapeurs pompiers de Paris.
Claire Reneaux est quant à elle médecin généraliste et médecin capitaine des sapeurs pompiers, actuellement en formation liée à la médecine d’urgence et médecine d’aptitude pour les sapeurs-pompiers du Mans. « Je suis fille de pompier, sœur de deux pompiers et compagne d’un pompier, ça doit être pathologique, raconte Claire en riant. J’ai découvert l’aspect volontaire des pompiers, et en tant que pro au niveau de mon père et mes deux frères. Ils effectuaient des gardes de 24 heures en caserne. Après avoir découvert ce côté volontaire et en voyant mon conjoint partir lorsque le bip sonnait, cela m’a donné l’envie d’y aller aussi. C’est une autre approche pour moi en tant que médecin. »
Jessica Plaquet : « J’ai toujours voulu devenir pompier, mais j’étais avant tout maman. Lorsque mes enfants sont devenus plus grands, j’ai décidé de m’inscrire. Je suis sapeur depuis trois ans et j’éprouve le besoin d’aider les autres et j’en tire une certaine satisfaction. L’ambiance, ici, c’est un peu comme une famille, beaucoup d’entraide et en interventions on veille les uns sur les autres. »
Louna Plaquet a quant à elle suivii les traces de sa mère. « La façon de voir ma mère revenir d’intervention m’a donné envie. Elle semblait si heureuse, j’ai donc décidé de lui emboîter le pas. Je finis mes premières formations fin décembre et je pourrai ainsi commencer à intervenir », ajoute Louna Plaquet, les yeux remplis d’espoirs.
Catherine Méhalin a passé son permis poids lourds en 2019 afin de conduire les camions-citernes feux de forêt (CCF et CCRM), une preuve que ce métier n’est pas seulement réservé aux hommes. Deux autres jeunes recrues sont par ailleurs venues grandir les rangs cette année.
> > > Premier bilan 2020
Il y aura près de 180 interventions en 2020, moins que l’année précédente, notamment en raison du Covid-19. Par ailleurs, l’effectif ne pourra pas dépasser 25 pompiers en raison du nombre de places limitées.
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