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Son chanvre sera transformé en panneaux ou en gobelets... |
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Vincent, Rodolphe, le chauffeur et Benoît, le président de la Cuma, lors de la coupe du chanvre. © Le Maine Libre
Vincent Augereau explique pourquoi il cultive du chanvre sur des parcelles de son exploitation située au Gaec des Platanes, au lieu-dit de Guerbœuf à Villaines-sous-Lucé (Sarthe).
Villaines-sous-Lucé, route de Cassière, en ce mercredi matin. On perçoit le bruit d’un engin agricole dans une parcelle qui longe le ruisseau de Saint-Sulpice. La machine coupe et broie des brins de chanvre dans une parcelle appartenant à Vincent Augereau.  Je cultive environ 20 hectares de chanvre dans mon exploitation. Je fais appel à la Cuma du Belinois pour le faucher.Â
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La Cuma du Belinois est présidée par Benoît Lair.  En Sarthe, il est cultivé 250 hectares de chanvre, notre Cuma en fauche 200, le reste se situe en dans le nord de la Sarthe. Nous sommes équipés pour traiter le chanvre.Â
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Pour les festivités et cérémonies
Des brins de plus de trois mètres de hauteur sont happés par la faucheuse, coupés et broyés.  Je vends la paille à une entreprise en Vendée,
la Cavac, qui le
transforme en panneaux isolants. Une fois coupé, le chanvre doit rouir, un procédé qui facilite son traitement. C’est un produit facile, qui s’habitue à toutes les terres, avec peu ou pas de traitement, il n’y a qu’à laisser pousser. Une partie du chanvre est broyé et utilisé à la fabrication de gobelets Ecocup pour les festivités et cérémonies. Dans quelques jours je vais andainer, c’est-à -dire mettre en botte et elles partiront pour la Vendée.Â
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Vincent Augereau et son épouse exploitent le Gaec des Platanes et diversifient leur production avec de l’élevage de bovins, des produits laitiers, de la vente à la ferme, avec le souci du respect de l’environnement.