|
Séries Mania. Jonathan Cohen fait le plein de rires et de confidences en masterclass à Lille... |
1
Jonathan Cohen lors de sa masterclass au festival Series Mania de Lille, samedi 22Â mars. © FLORENT MOREAU/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP
L’artiste de 44 ans est venu faire un détour dans le Nord pour parler de sa carrière et de ses futurs projets lors d’une conférence donnée en son honneur durant le festival Séries Mania. De quoi ravir ses fans, venus très nombreux écouter les paroles de l’interprète de Marc de « La flamme », qui pourrait bientôt revenir sur grand écran.
En ce samedi après-midi ensoleillé, la foule se presse devant la salle du Nouveau siècle à Lille (Nord). Une file interminable, à la moyenne d’âge plutôt basse, pressée de rencontrer l’invité principal du jour au festival Séries Mania : Jonathan Cohen. Ce n’était ni pour chanter un nouveau titre de F*cking Fred, ni pour la promotion de Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan , dont il est à l’affiche en ce moment, que le comédien de 44 ans avait fait le déplacement.
Sous les applaudissements nourris des 1 400 festivaliers présents, Jonathan Cohen est simplement revenu pendant une heure trente sur sa carrière, lors d’une masterclass animée par le journaliste Renan Cros. Doudoune par-dessus un sweat à capuche, baskets aux pieds, sourire vissé aux lèvres, l’artiste a profité de l’instant et régalé son public. Avant même de parler de lui, il lance en entrant sur scène un « Que se paso ? », auquel la foule répond « Old el paso », en référence à la réplique devenue culte de son personnage de Marc dans la série La flamme.
Le rire comme bouée de sauvetage
Le ton est donné et il est plutôt détendu. Jonathan Cohen fait rapidement le show, jamais totalement sérieux mais toujours sincère. Il a la blague facile, même s’il dit avoir « moins la pression de devoir être drôle qu’avant ». Lui, qui s’est longtemps servi de l’humour pour exister. « Quand j’étais ado, j’étais très complexé, confie-t-il. Faire rire m’a aidé à trouver ma place. Et avec l’humour, on récolte aussi de l’amour. »
S’il admet n’avoir jamais eu de plan de carrière, « et ça se voit quand on regarde ma filmographie qui n’a aucun sens », Jonathan Cohen rappelle son coup de foudre pour la comédie après avoir assisté un jour à un cours d’improvisation. Sans réelle ambition de devenir acteur, il quitte son petit boulot de l’époque, vendeur de fenêtres, pour apprendre à devenir comédien et s’amuser. Son rêve à cette époque ? « Sortir de ma condition. Je vivais à Pantin dans le 93 (Seine-Saint-Denis) et j’enchaînais les petits boulots. J’avais envie de quelque chose de plus grand. »
Lire aussi : Tentative de cambriolage chez Jonathan Cohen à Paris, sa nounou fait fuir le voleur
Pour atteindre ses objectifs, il va tout donner. Au point de devenir un bourreau de travail. Même si ce n’était visiblement pas dans sa nature au départ. « J’ai été un gros flemmard pendant très longtemps. Je ne faisais rien à part jouer à la console. C’est le théâtre qui m’a appris le travail. C’est un milieu très humble et besogneux dans lequel tu n’as pas le choix. Pour que ce que tu fais corresponde à ce que tu as dans ta tête, il faut bosser énormément. »
Pour travailler justement, Jonathan Cohen préfère s’entourer de ses amis. Ceux qui, à l’instar de Camille Chamoux, Quentin Dupieux ou Géraldine Nakache, lui ont posé des questions via des messages enregistrés lors de cette masterclass, mais aussi ceux avec lesquels il partage sa société de production. « Je ne sais de toute façon pas écrire seul », confesse-t-il, avant d’ajouter qu’il préfère de toute façon être acteur qu’auteur.
Un film pour la suite de « La flamme » et « Le flambeau »
Avec ses compères, cet « enfant de la télé » qui a grandi devant Beverly Hills, Les feux de l’amour ou les comédies américaines des frères Farrelly, va produire de beaux succès, comme les séries La flamme et Le flambeau, sur Canal + , dont le triomphe le dépasse encore un peu aujourd’hui. Pour le plus grand plaisir des fans, l’acteur a alors redit en conclusion qu’une suite avec le personnage de Marc était bien en préparation, sous forme de film. « Quelque chose qui ressemblerait au film à énigmes « À couteaux tirés » ». Il faudra toutefois encore patienter pour voir le résultat, puisque le projet (pas encore commencé) s’annonce complexe à monter, notamment en raison des emplois du temps des acteurs qu’il souhaite réunir. Visiblement, sa décision est prise mais il est sûrement trop tôt pour faire un choix…