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Sept choses à savoir avant d’adopter des poules... |
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Rouez, samedi 2 novembre 2024. Éleveur amateur, Alain Legaré présentait ses volailles, notamment cette poule La Flèche, au Salon de la basse-cour. © Le Maine Libre - Yvon LOUÉ
Vous hésitez à adopter des poules ? Voici quelques informations recueillies à l’occasion du Salon de la basse-cour de Rouez, ce samedi 2 novembre 2024.
Des œufs frais toute l’année et un petit air de basse-cour dans le jardin… De quoi inciter les Sarthois à adopter des poules. Dans quelles conditions peut-on les accueillir et avec quel budget ? Rencontré ce samedi au Salon de la basse-cour de Rouez, Alain Legaré, éleveur amateur d’une centaine de volailles à Parigné-l’Évêque, livre quelques conseils.
1. Construire un enclos
Il est conseillé d’adopter au moins deux poules et de construire, indique l’éleveur, un enclos de 10 m² où elles pourront aller la nuit, se nourrir et nicher dans un abri de 3 ou 4 m². On l’ouvre le matin et on le referme le soir.
2. Avoir un espace extérieur
Alain Legaré conseille de libérer les poules la journée : Il faut une partie herbeuse de 50 m² qu’on peut séparer en trois ou quatre morceaux, comme ça, les poules auront toujours un coin à gratter. Sinon, ça va vite devenir un champ de labour !
3. Entretenir le poulailler
Le budget vétérinaire ne sera pas important si le poulailler est bien entretenu
, note l’éleveur amateur. Il faut gratter les planches où les poules se couchent pour qu’il n’y ait pas d’excréments et que ça ne fasse pas venir les poux ou les nuisibles. Les souris peuvent manger la nourriture et souiller les grains. Les rats peuvent aussi s’attaquer aux poussins et aux œufs.
4. Nourrir correctement les volailles
Nourrir et abreuver ses poules, c’est évidemment la base. Ce sont quand même des granivores
, rappelle Alain Legaré. Je leur donne du blé, du maïs, des petits pois concassés… Certes, les poules sont omnivores, elles mangent du pain dur, de la viande, du fromage, des épluchures de légumes, mais il ne faut pas se limiter à ces restes alimentaires. Je leur en donne comme des friandises.
L’éleveur estime qu’il dépense 0,50 € à 1 € par jour par poule
en graines. Petite astuce : Je vais toujours dans le poulailler habillé de la même façon. Sinon, elles sont affolées et c’est la pagaille !
5. Ramasser leurs œufs
Des poules rousses pondent 250 œufs par an. Nos vieilles races, 100 à 120 œufs
, calcule Alain Legaré, venu présenter des poules La Flèche et des andalouses.

Il est préférable de libérer les poules dans la journée, et de les protéger dans leur enclos la nuit. Photo Le Maine Libre - Yvon Loue
6. Les protéger des prédateurs
Les renards et les fouines sont les principaux prédateurs des volailles, selon Alain Legaré, qui les a filmés dans son poulailler grâce à des caméras. En Sarthe, il est possible de capturer les renards et les fouines à condition d’être piégeur agréé. En clair, d’avoir suivi une formation de deux jours, accessible à tous, assurée par la fédération de la chasse et l’Office français de la biodiversité. Les pièges sont des cages qui servent à capturer l’animal, les pièges à mâchoires étant interdits depuis 1995.
7. S’organiser pour les vacances
En cas de départ en vacances, il est conseillé de demander à quelqu’un de nourrir et abreuver les volailles tous les deux, trois jours
, recommande Alain Legaré.
> > > Le salon de la basse-cour se poursuit ce dimanche, de 9 heures à 16 heures, dans le gymnase de Rouez. Entrée 3 €, gratuit pour les moins de 12 ans.