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Sarthe. Six semaines après l'incendie, leur boulangerie rouvre jeudi 12 décembre... |
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Malgré les incertitudes sur le montant des pertes à leur charge, Sylvaine et Nathan Goulay retrouvent le sourire à la veille de l’ouverture des Épis sucrés. © Ouest-France
Fin octobre, à Parigné-l'Évêque (Sarthe) un violent incendie se déclarait dans le conduit de cheminée de La Pétrissée, cinq jours après la réouverture… Sylvaine et Nathan entrevoient le bout du tunnel.
Mercredi 30 octobre, à 7 h 30, un violent incendie se déclarait dans le conduit de cheminée de la boulangerie de la place de l’Église. Un cauchemar pour le jeune couple de boulanger-pâtissier qui, seulement cinq jours après la reprise et la réouverture de La Pétrissée, voyait leur outil de travail partir en fumée.
Jeudi 12 décembre 2019, à 6 h 30, leurs clients pourront à nouveau venir chercher aux Épis sucrés baguettes, croissants et douceurs sucrées qu’ils avaient à peine eus le temps de goûter.
« Il a fallu repartir de zéro »
Sylvaine et Nathan Goulay entrevoient le bout du tunnel après six semaines de travaux et presque autant de chômage technique pour leur personnel.
« C’est un peu comme si nous ouvrions notre deuxième commerce en deux mois… Il a fallu repartir de zéro », révèle Nathan, impatient de mettre en marche le four à sole électrique neuf livré et installé cette semaine.
Ultime phase des travaux après remise en état du conduit, ragréage du sol, montage d’une cloison entre l’espace boulangerie et l’atelier pâtisserie, réhabilitation complète du réseau électrique et installation d’une armoire électrique neuve.
« Nous remercions toutes les entreprises qui ont fait le maximum pour limiter la période de fermeture », souligne le boulanger.
Sylvaine et ses pâtissiers ont pu retrouver leur atelier le 1er décembre pour préparer cette période cruciale à l’approche de Noël. « Le jour de Noël, nous fermerons l’après-midi, s’excuse-t-elle presque. Nous ne sommes pas sortis du bâtiment depuis un mois et demi et avons vécu cette période en dents de scie, entre nuits blanches, angoisses et espoirs, confie-t-elle. On va faire notre métier le mieux possible pour transmettre notre passion. »
Impatient de se mettre enfin au travail, le couple espère que la clientèle n’a pas changé ses habitudes. Bien conseillés par l’agence qui leur a vendu le fonds, les indemnités d’assurances devraient couvrir le manque à gagner. Tout du moins partiellement. « Pour l’instant, nous l’ignorons. Nous avons dû souscrire un prêt. Mis à part quelques avances pour régler les travaux, nous n’avons rien perçu. Idem pour le chômage technique de nos salariés qui perdront aussi de l’argent. »