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Sarthe. LGV : Corinne Lepage annonce sa stratégie de défense du CRI 72... |
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Corinne Lepage : "Je trouve que c'est une cause juste." Elle va défendre les intérêts du CRI72 © Photo ML - Jonas Pouclet
Le CRI 72 (collectif de représentations des intérêts des riverains) de la LGV Bretagne Pays de la Loire tenait une réunion, vendredi soir à Neuville-sur-Sarthe, en présence de Corinne Lepage, leur nouvelle avocate.
Ils étaient entre 250 et 300 installés et silencieux à l’écoute des différentes allocutions proposées.
Certains sont venus de Vienne et d’Indre et Loire pour écouter l’ancienne ministre de l’environnement qui va défendre les intérêts du CRI.
Laure Artru, la présidente, a rappelé que « 8 000 personnes étaient touchées en Sarthe » par les nuisances sonores liées au passage du TGV.
Elle a ensuite présenté toute l’équipe de l’association CR72 avant de donner la parole à Corinne Lepage, représentante du cabinet d’avocat Huglo Lepage.
Elle a ainsi évoqué, entre autres, la stratégie choisie pour cette bataille sur le terrain judiciaire qui a déjà débuté.
« C’est assez simple, la stratégie est double, a-t-elle expliqué. D’une part la remise en cause de l’arrêté de 1999, qui va donner une procédure engagée la semaine prochaine. Et d’autre part, le fait de mettre en place les dossiers d’indemnisation, par personne, dont les maires qui étaient là ont souhaité qu’ils puissent être étendus à tous les départements concernés. De manière à chiffrer le préjudice effectif et tout à fait crédible de chaque maison et chaque individu concerné, de manière à ce que la SNCF ait un intérêt à investir et à réduire le bruit plutôt que d’être obligé des sommes tout à fait considérable. Voilà, c’est ça le but du jeu. Maintenant, si la SNCF ne veut rien entendre et ne veut pas changer de fusil d’épaule, à ce moment-là, on ira devant le tribunal administratif sur une jurisprudence tout à fait constante. »
#cri72 réunion à NEUVILLE sur Sarthe avec @corinnelepage pour évoquer les nuisances du TGV . Du monde, salle pleine, et des gens sont venus de Vienne, Indre et Loire et autres départements limitrophes pour écouter l’avocate qui doit défendre l’association sarthoise pic.twitter.com/cxO5zLmCZS
— jonas pouclet (@Jspoleta) 18 janvier 2019