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Sarthe. Les deux croix de Vion restaurées avec l’aide de la Fondation du patrimoine... |
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La maire de Vion, Brigitte Têtu-Édin, a reçu un chèque symbolique des mains de François Pasquier, conseiller technique de la Fondation du patrimoine, lors de la bénédiction des croix restaurées, vendredi 2 décembre 2022. © Ouest-France
La commune sarthoise de Vion, près de Sablé-sur-Sarthe, a présenté, vendredi 2 décembre 2022, ses deux croix restaurées grâce à l’aide de la Fondation du patrimoine. L’opération s’élève à un peu moins de 12 000 €.
À la fin du printemps 2021, Vion avait lancé une souscription avec la Fondation du Patrimoine pour donner une deuxième vie aux deux croix situées dans la commune située près de Sablé-sur-Sarthe. Un an et demi plus tard, les deux monuments restaurés ont été officiellement présentés lors d’une cérémonie en présence d’une dizaine de personnes, vendredi 2 décembre.
Le coût total de la restauration s’élève à 11 985 € TTC. La Fondation du patrimoine et son club de mécènes ont participé à hauteur de 4 000 €. L’appel aux dons a, lui, permis de récolter 987 €. Le reste est à la charge de la municipalité, qui récupérera environ 1 600 € de TVA.
« Le charme d’un village rural »
C’est une sculptrice de Brains-sur-Gée, Élise Foucault, qui a œuvré sur les deux calvaires dont l’âge n’est précisément connu, avec l’aide logistique de l’entreprise Fombertasse. La « Croix blanche », rue de la Chapelle du Chêne, a été entièrement refaite à neuf, avec de la pierre de Bernay-en-Champagne. L’autre, située au cimetière, a été simplement restaurée. Elles ont été bénies par le frère Alain-Dominique et le frère Jacques-Vianney, du sanctuaire voisin de Notre-Dame-du-Chêne.
« Le charme d’un village rural tient pour beaucoup dans son patrimoine architectural. C’est aujourd’hui un combat pour maintenir ce caractère original et traditionnel dans nos villages sarthois, parfois envahis par le goudron et le béton modernes, bien que tous les goûts soient dans la nature », a glissé la maire Brigitte Têtu-Édin dans son discours.
L’élue a aussi eu un mot pour l’église Saint-Aubin, fragilisée et fermée au public depuis 2015. « Il reste beaucoup à faire ici, rouvrir l’église par exemple, mais il faudra du temps et de l’argent », a-t-elle prévenu.