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Sarthe. La trottinette électrique tout-terrain 100 % sarthoise... |
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Des grandes roues de 20 pouces, pour la sécurité et encore plus de confort sur tous les terrains, sont montées sur la chaîne de montage. © LE MAINE LIBRE – YVON LOUE
L’entreprise Cochet de Sougé-le-Ganelon, historiquement connue dans le milieu agricole, ajoute à son offre une trottinette électrique urbaine et adaptée au mode tout-terrain.
Spécialisée dans la conception et la fabrication de machines destinées à l’entretien des espaces verts et à l’agriculture, employant 40 personnes, l’entreprise Cochet innove en 2020 avec la fabrication de trottinettes bimoteur électrique polyvalentes.
« Un modèle urbain capable de faire du tout-terrain », sourit Ludovic Cochet, patron de l’entreprise éponyme créée par son grand-père en 1946. Après la naissance de la remorque porte moto, il y a trois ans, laquelle se distingue par son mode de chargement, grâce à son plateau abaissable, l’entreprise sarthoise s’est lancée en 2020 dans la fabrication dans un nouveau mode transport urbain très tendance.
Capable de rouler sur tout type de sol
« Une machine que nous fabriquons sur notre chaîne de montage », se félicite le boss, à la base de ce projet initié par son fils Thomas (16 ans). « Au début c’était pour s’amuser… Puis, en quelques mois son idée est devenue réalité. »
Dans un coin lumineux de l’usine de Sougé-le-Ganelon, entre l’assemblage de gros matériels et l’usinage de pièces mécaniques, une nouvelle chaîne de montage « trottinette » est née en 2020. « Hormis les roues qui viennent de Chine et les batteries du département de l’Eure, on s’occupe du reste. C’est du 100 % français. On a même investi dans une ligne de peinture, ce qui nous permet d’être totalement autonomes. »
D’un poids de 33 kg pour une vitesse de 25 km/h, la trottinette Zosh a été conçue dans l’objectif de pouvoir s’en servir en tout terrain mais également pour tous les déplacements en zone urbaine. Grâce à ses freins à disques hydrauliques, la version 2 roues motrices équipées chacune d’un moteur de 750 watts est bluffante.
« On a voulu une trottinette facile d’utilisation, performante et confortable, avec un centre de gravité bas pour une très grande maniabilité et confortable grâce à la fourche suspendue et ses grandes roues FAT de 20 pouces. Avec ça, aucune cote ne vous fera obstacle… »
De quoi absorber sans rechigner les nids-de-poule et autres irrégularités des revêtements urbains.
Un engin personnalisable
La trottinette Zoch a été conçue dans l’objectif de pouvoir s’en servir en tout terrain mais également pour tous les déplacements en zone urbaine. L’autonomie était aussi un élément important, pour les grandes randonnées avec des terrains accidentés et vallonnés.
Avec une batterie de 48 Volts et 35 ampères, elle peut atteindre près de 80 km en usage urbain. Le chargeur de 12 ampères (en option) permet une recharge en seulement 2 h 30 avec une batterie complètement à plat.
« Plébiscité par les entreprises, les loueurs et les mairies, elle permet un usage urbain en toute sécurité. Sachant aussi que sa surface de décoration est très importante, voire personnalisable. » Une entreprise peut tout à fait arborer son logo de manière originale sur la coque de la batterie amovible.
À près de 4 000 € TTC, « pour un modèle full option », le patron de l’entreprise sarthoise espère séduire un bon millier d’adeptes de 7 à 77 ans en 2021.
De la Formule 1 à la trottinette électrique
Si la trottinette s’est fait une place dans les paddocks de la Formule 1 et des circuits automobiles, comme moyen de transport rapide et non polluant, ce que certains ignorent c’est que la famille Cochet a d’abord croisé la route de la Formule 1 avant de construire des trottinettes.
« J’ai accompagné mon frère Jonathan jusqu’en Formule 1 en 2001 comme pilote d’essai chez Prost Grand Prix en 2001. Auparavant, il avait remporté le titre de champion de France de Formule 3. Si Prost Grand Prix n’avait pas déposé le bilan, John faisait la saison suivante avec Frentzen. On avait trouvé le budget nécessaire. Bref, à l’époque je m’occupais de lui trouver des sponsors. »
Pour avoir été lui-même pilote, en Clio Cup notamment, Ludovic Cochet n’a pas oublié cette période formatrice. « Le sport de haut niveau apprend l’humilité et les valeurs du travail. Je dois dire que ces quelques années passées au côté de mon frère John m’ont vraiment servie par la suite. »
Contrairement à des garçons de sa génération, comme Sébastien Bourdais et Benoît Tréluyer (triple vainqueur des 24 Heures avec Audi), Jonathan Cochet (43 ans) coache aujourd’hui des pilotes.