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Sarthe. La foire aux vins et produits gastronomiques d’Avoise a « relancé la machine »... |
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Des visiteurs de la foire aux vins d’Avoise en pleine dégustation du vin de Bordeaux d’Aude et son père Jean-Louis Jouhanneau, dimanche 8 mai 2022, dans la salle polyvalente de Noyen-sur-Sarthe. © Ouest-France
Délocalisée depuis 2019 à Noyen-sur-Sarthe, la foire aux vins et produits gastronomiques d’Avoise (Sarthe) était de retour ce week-end des 7 et 8 mai 2022, après une édition 2021 tronquée par la pandémie. Il y avait moins d’exposants qu’à l’accoutumée, mais toujours le même esprit du terroir.
C’est plutôt « calme » nous avait prévenu, dimanche midi, Daniel Salmon, à l’entrée de la salle polyvalente de Noyen-sur-Sarthe, qui accueillait ce week-end la foire aux vins et aux produits gastronomiques d’Avoise. Le président de la Pétanque avoisienne, organisateur de ce rendez-vous bien connu des épicuriens du coin, était un peu tracassé par cette 39e édition, décalée de fin février à début mai à cause des dernières restrictions anti-Covid.
À l’intérieur, si seulement une trentaine d’exposants étaient présents contre une cinquantaine avant la pandémie, la bonne humeur régnait. « C’est sympathique ici. C’est le terroir, on n’est pas tiré à quatre épingles, on se comprend », apprécie Jean-Louis Jouhanneau, habitué du salon, venu avec sa fille Aude vendre leur vin bio de Bordeaux.
« On rigole mais la carte bleue pleure »
« Le dimanche matin, c’est toujours un peu plus tranquille. Et là avec les commémorations du 8 Mai, on a aussi vu moins d’élus. Mais on a déjà fait une belle journée samedi », se satisfait Yves d’Amécourt, autre viticulteur qui a fait le déplacement de Gironde.
Du côté des acheteurs, certains ont fait une véritable razzia. Comme ces deux couples d’amis, jeunes trentenaires, de Sablé. « On rigole mais la carte bleue pleure », se marrent Maxence, Marlène, Quentin et Valentine. Dans leurs sacs : charcuterie corse et miel. Et commandés pour plus tard, du vin rouge : Bourgogne, Bordeaux, Chinon. « Le fait qu’il y ait un peu moins de monde dans les allées permet de prendre plus de temps pour échanger avec les producteurs », apprécient-ils.
« L’important, c’est de relancer la machine », espérait Daniel Salmon, qui pouvait compter pour cela sur une vingtaine de bénévoles ce week-end. Mission accomplie, en attendant de fêter la 40e édition en 2023, sans restriction mais toujours avec modération…