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Sarthe. Biodiversité, environnement… Les chauves-souris au cœur du patrimoine naturel du département... |
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En cette période hivernale, le coteau de Brière, situé à Villaines-la-Carelle, en Sarthe, abrite des colonies de murins à oreilles échancrées. © Conservatoire d’espaces naturels
Le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire vient de recevoir une donation de la part d’une famille sarthoise : une parcelle située sur le coteau de Brière, à Villaines-la-Carelle. Un endroit connu pour abriter des chiroptères.
Non, elles n’ont rien de sanguinaires. En Sarthe, comme partout en France, les chauves-souris contribuent à l’équilibre de nos écosystèmes. Leur habitat, qu’il s’agisse de caves, greniers d’églises ou forêts, peut bénéficier de protection.
« Une gestion favorable aux espèces »
Le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire est l’un des organismes qui est le gage de ces protections, tout en s’évertuant à faire de la prévention auprès du public. Par acquisition de parcelles ou conventions avec des particuliers, nous agissons pour une gestion favorable aux espèces
,
explique Marek Banasiak, responsable de l’antenne sarthoise.
Un don généreux
Mardi 21 décembre 2020, le conservatoire a bénéficié d’un don de parcelle connue pour abriter une cavité hébergeant une colonie de chiroptères.
Située au cœur du Parc naturel régional Normandie-Maine, sur le site du coteau de Brière, dans la commune de Villaines-la-Carelle, la parcelle a généreusement été cédée par la famille Blanchard. Elle va appartenir au domaine public, ce qui est plutôt rare puisque la majorité est privée
, se satisfait Marek Banasiak.
Protection sur le long terme
Dans le coteau de Brière, en cette période hivernale, des murins à oreilles échancrées sont observables. Mais en Sarthe, il n’y a pas que les chauves-souris qui peuvent être protégées. Entre-autres, les papillons, les serpents, les amphibiens, le sont également. La famille Blanchard a d’ailleurs vendu deux autres parcelles au conservatoire, qui sont riches en faune et en flore à enjeux
, précise Marek Banasiak.
Toutes ces parcelles sont dorénavant protégées sur le long terme et prêtes à accueillir du public pour des sessions de sensibilisation à l’environnement, une fois la crise sanitaire passée.