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Sainte-Jamme-sur-Sarthe. Valérie Guinet a été bercée dans le monde des soldats du feu... |
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Valérie Guinet, cheffe de centre des pompiers, devant la pompe à bras, rénovée par les jeunes du village lors d’une du dispositif Argent de poche. © Ouest-France
La lieutenante Valérie Guinet est la cheffe de centre de la caserne des sapeurs-pompiers du village de Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe). Une femme de conviction qui allie passion et dévouement.
La lieutenante Valérie Guinet, 48 ans, a pris le commandement de la caserne des pompiers du village de Sainte-Jamme-sur-Sarthe (Sarthe), au mois de février 2023, en remplacement du lieutenant David Dordain qui, après vingt-six années de services, dont quatorze en tant que chef de centre, a pris d’autres fonctions au SDIS72. C’est lors d’une cérémonie protocolaire, lundi 22 mai 2023, place François-Mitterrand, en présence d’élus et de nombreux habitants, qu’elle s’est vue remettre son autorité.
Un environnement favorable
Plus qu’une vocation, Valérie Guinet a été bercée dans le monde des soldats du feu dès son plus jeune âge :  Papa était pompier à Torcé-en-Vallée puis chef de centre. J’ai baigné dedans dès mon plus jeune âge et comme une évidence, j’ai pris mon premier poste, encore mineure, à Torcé.Â
La quadragénaire n’a eu de cesse d’être entourée de pompiers. Jérôme, son mari, est également pompier, et de leur union, deux enfants sont nés.  C’est une vie souvent chamboulée avec les repas ou les week-ends coupés par les sorties et les appels au feu. Toujours sur le qui-vive. J’avais connu cela enfant et les miens ont connu le même sort.Â
 Jamais nous serons pompiers »,
ont souvent répété ses enfants. Perdu ! Leur fille de 23 ans vient de signer au SDIS de l’Orne, en tant que psychologue.
Un commandement à l’écoute
Valérie Guinet a eu un parcours exemplaire au sein du corps des sapeurs-pompiers de la Sarthe et a gravi tous les échelons. Déjà une des seules femmes à devenir pompier dès 1992, elle fut caporale en mai 1995, sergente en 1997, adjudante en 2000 et lieutenante en 2002. Enfin, elle vient d’être cheffe de centre en 2023, après avoir été adjointe depuis 2000.
 Ce qui caractérise mon commandement, c’est la communication. J’ai mis en place dès mon arrivée des entretiens individuels avec tous mes hommes pour mieux appréhender leur ressenti du métier et du rôle de chacun dans la caserne.Â
Car il ne faut pas l’oublier, Valérie et ses collègues sont tous volontaires. Comme si cela faisait partie de son ADN de s’occuper d’autrui, elle travaille à Fresnay-sur-Sarthe pour le Département comme assistante d’encadrement, dans le social. Bien sûr, elle a également un détachement pour intervenir avec les pompiers locaux.
 Je suis en train de mettre en place un nouvel outil informatique pour faciliter le travail de mes hommes et je vais mettre l’accent également sur la formation.Â
Recréer du lien après le Covid
Une caserne de pompier, ce sont des sorties et des interventions mais aussi une communauté de personnes qui vivent ensemble. Une fraternité qui se transmet et qui existe en dehors des obligations souvent à travers leur Amicale. Lors du Covid-19, ce lien a été cassé. Valérie souhaite le recréer encore plus fort avec l’aide de Frédéric Pottier, responsable de l’Amicale de la caserne. « J’ai envie de refédérer le centre. Plusieurs actions sont en réflexion comme en septembre, pour préparer une journée portes ouvertes. Et déjà , les gars se sont mis à construire une caisse à savon pour participer à la course qui aura lieu dans la commune », conclut la cheffe de centre.