|
Sainte-Jamme-sur-Sarthe. Cette exposition sur les fondeurs d’Antoigné : « Un moment intense »... |
1
Bernard Houel répond aux questions des visiteurs. © Le Maine Libre
Lors du week-end du patrimoine, la bibliothèque municipale de Sainte-Jamme-sur-Sarthe, accueillait l’exposition de l’association des Forgerons d’Antoigné, présidée Laurence Beaury.
Le Maine Libre. : Comment avez-vous pu réaliser cette exposition, « La Fonderie, les Ouvriers à Antoigné » ?
Laurence Beaury : « Nous avons la chance d’avoir dans nos collections, 636 portraits de nos ancêtres fondeurs d’Antoigné, datant de 1914, pris lors de la mobilisation générale de la Grande Guerre, dons faits auprès de Bernard Houel, aujourd’hui secrétaire archiviste de l’association. »
Comment avez-vous obtenu tous ces visages ?
« Des descendants d’Armand Chappée, et de Melle Prémartin, (centenaire habitant Sainte-Jamme), possédant des portraits de ces ouvriers d’Antoigné. Lors de ce travail, je ne vous cache pas l’émotion de tenir entre nos mains tous ces visages, pour certains, très jeunes, pour d’autres burinés, fatigués, usés mais toujours le regard très expressif. Pour tous qui ont retrouvé la photo d’un proche, c’était un moment intense. Et pour accompagner les gens, trois anciens forgerons ou fondeurs, se sont fait un plaisir de répondre aux très nombreuses questions.
Après cette réussite, quels sont les projets de l’association ?
« Les Forgerons vous annoncent, après une forte demande, qu’ils œuvrent déjà pour une seconde exposition des photos scolaires parue en avril dernier, les 30 novembre et 1er décembre, à la salle des fêtes de Sainte-Jamme. »
À SAVOIR
Lors de ces journées patrimoniales, les Forgerons ont organisé une soirée cinéma sur invitation, avec la projection de deux films documentaires concernant les deux usines jumelles d’Armand Chappée « Un Monde presque parfait » de Pierre Guicheney et Antoigné, atelier radiateur, dit « La 23 » de Robert Foucault. Soirée appréciée par le public qui souhaite également le renouvellement de cet événement.