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Saint-Vincent-des-Prés. Qui était Gisèle François ?... |
Gisèle François est née le 4 juin 1921 à Saint-Vincent-des-Prés, sa famille s’installe ensuite à Saint-Rémy-des-Monts. Elle entre très tôt en résistance, un début d’activité est signalé dès le 1er octobre 1940, un engagement probablement encouragé par son père Alexandre, ancien militaire qui devient un fervent gaulliste après l’appel du 18 juin. La famille est liée à un réseau de résistance proche de l’armée mais aussi des Pasdeloup domiciliés au Mans dont la fille Andrée est une amie de Gisèle. En 1940 elle est employée à l’usine Aérocessoires Simmonds de Champaissant (fabricant de pièces aviation) et sans doute bien placée pour renseigner sur l’envoi et la destination des pièces pour l’armée allemande. Elle est arrêtée le 1er février 1941 en gare du Mans, incarcérée avec son amie Andrée arrêtée le 28 janvier avec « les dames de la préfecture » qui distribuaient des tracts. Désignée comme espionne Gisèle est au cachot, certainement torturée par les Allemands et conduite à l’hôpital du Mans où elle décède des suites de ces sévices le 21 septembre 1941 à l’âge de 20 ans. Elle obtient la médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 23 octobre 1953 remise lors de la cérémonie du 8 mai 1954 à Saint-Rémy-des-Monts où son nom est inscrit sur le monument aux morts quelque temps après. Sur son acte de décès, la mention « morte pour la France » est ajoutée le 7 avril 1956, elle sera reconnue au grade de sergent par arrêté du 11 juillet 1956 publié au Journal Officiel le 21 juillet.