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Saint-Saturnin. Ces écoliers côtoient les abeilles de près... |
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Les enfants de l’école 7 Plumes de Saint-Saturnin (Sarthe) ont pu en direct et sous le préau, assister à l’extraction du miel. © Ouest-France
Beelinked, l’association d’apiculteurs amateurs, vient de boucler son troisième passage à l’école 7 Plumes de Saint-Saturnin (Sarthe). Il s’agissait d’extraire sur place le miel produit chez un apiculteur de la commune. Et surtout de tremper le doigt dans le pot.
 Faire connaître l’abeille et l’apiculture passe aussi pour nous par des interventions de sensibilisation auprès du jeune public constitué par les écoliers du primaireÂ
, argumente Alain Floquart, le président de Beelinked, l’association d’apiculteurs amateurs dont deux membres sont récemment intervenus à l’école 7 Plumes de Saint-Saturnin, près du Mans (Sarthe).
En étroite collaboration avec Emmanuel Pourceau, son directeur, un projet portant sur une année scolaire a été construit de manière que les élèves voient tout en ce qui concerne l’abeille et la production de miel.  Trois passages sont prévus dans le contrat.Â
Des tenues qui leur allaient comme un gant
Un premier passage a été réalisé à l’école en novembre 2023 qui a permis, à l’aide de supports tel qu’une ruche pédagogique, des produits de la ruche, les tenues de l’apiculteur, d’aborder, classe par classe, l’aspect théorique de la science des abeilles. Puis, en avril, un premier grand moment avec la visite au rucher pédagogique de Coulaines. Répartie en groupes d’âge, la centaine d’enfants présents a pu  approcher les abeilles au plus près car l’association avait investi dans des tenues pour enfants ».
Le doigt dans le pot de miel
Dernier épisode, vendredi 13 septembre 2024, réalisé sous le préau et devant toute l’école, l’extraction de quelques cadres de miel récemment prélevé chez un apiculteur de la commune, membre de l’association. Avec deux grands moments à la clé, l’instant où s’est mis à couler un ruisseau de miel sorti de l’extracteur et surtout, la joie qu’ont eu les petits amateurs  quand ils ont pu tremper le doigt dans le pot de miel ».
Une seule petite ombre au tableau, la date de récolte aurait dû se situer début d’été. Mais à ce moment-là , il y a eu beaucoup de pluie et donc peu de fleurs, du coup, l’opération ne s’est déroulée qu’à la mi-septembre. Toujours prêt à positiver et pédagogue jusqu’au bout, Emmanuel Pourceau rappelait à tous  que c’est encore la nature qui commande. En cela, une autre belle leçon de vie et d’humilité ».