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Saint-Maixent. « Même les mamies peuvent venir accrocher des choses »... |
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Les élèves de l’école Tristan-Klingsor. © Le Maine Libre
Sous un ciel printanier, la place de l’église de Saint-Maixent s’est métamorphosée, jeudi 19 mars, en une galerie d’art éphémère. Si l’on connaît « La Grande lessive » comme une célébration de la créativité à l’école, l’événement, porté par l’association des Éclairés du bocage et l’école Tristan-Klingsor, a surtout permis d’ouvrir un dialogue inédit entre enfants, familles et habitants du village. Plus qu’une simple exposition, la journée a rassemblé 66 élèves, leurs enseignants et de nombreux riverains autour du thème : « Le jeu du Je-Nous ». L’objectif ? Faire tomber les barrières, encourager la rencontre et valoriser l’inclusion par le biais d’œuvres collectives suspendues entre les panneaux de signalisation. « Même les mamies peuvent venir accrocher des choses », souligne Catherine Copleutre, de l’association organisatrice, insistant sur l’importance de la participation de toutes les générations. L’idée était bien de « tisser des liens » autant que de montrer les créations.
Du côté des plus jeunes, le dessin libre a permis d’exprimer une vision spontanée du vivre-ensemble. Chez les CE1-CE2, place à l’humour et à l’imaginaire avec un montage photo où « on a mélangé nez, mentons et bustes au hasard », explique Céline Grenèche, professeure des écoles, ravie de voir ses élèves « se confondre, se mélanger » dans un jeu d’identification collectif. Pour les plus grands, la marelle géante et les autoportraits ont suscité une réflexion sur l’exclusion et l’importance de la solidarité. Élie, 11 ans, retient que « ce n’est pas parce qu’on est différent qu’il faut mettre quelqu’un à l’écart ». Elisa, sa camarade, rappelle qu’« il faut faire participer tout le monde pour qu’on s’entende bien ensemble ». Loin d’un simple projet scolaire, « La Grande lessive » s’est imposée comme un espace de rencontre et de partage. « Nous avons ouvert la voie à de futures collaborations où habitants, associations et aînés rejoindront les élèves pour une Grande lessive encore plus partagée », se réjouit Catherine Copleutre. Preuve que l’art, à Saint-Maixent, s’invite désormais au cœur de la vie collective.