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Saint-Corneille. Virginie et Joffrey reprennent la chèvrerie... |
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Virginie et Joffrey Loriot. © Le Maine Libre
Virginie et Joffrey Loriot, respectivement 37 et 35 ans, reprennent le « P’tit chèvre sarthois », officiellement depuis le 1er décembre, après trois ans de préparation. Le Gaec des Loriot est né.
« Virginie et moi aspirions à une reconversion professionnelle afin de revenir aux sources, elle est fille d’éleveurs porcins, et surtout nous souhaitions travailler ensemble » explique Joffrey Loriot. Virginie était salariée au service client en menuiserie d’agencement cuisine-bibliothèque à Cherré et Joffrey, tourneur fraiseur pour l’aéronautique à Vibraye.
Dans l’aventure, ils ont aussi embarqué leurs enfants, Jules, 6 ans, Candice, 4 ans et Gustave, 1 an. « À l’origine, nous avions deux projets. Soit on créait une entreprise de rénovation de maisons, soit on devenait agriculteurs. Même si on nous l’a déconseillé car c’est vraiment dur, on a choisi le deuxième. »
Après plusieurs stages d’immersion en 2021 et 2022 avec Béatrice et Éric Cailhau, avec lesquels ils partageaient de nombreuses valeurs, Virginie et Joffrey ont enclenché leur formation au Brevet professionnel de responsable d’exploitation. « Depuis août, on travaille à quatre pour les soins aux animaux, la fabrication des fromages et la vente. Béatrice et Éric nous ont également laissé l’exploitation à plusieurs reprises. Ça nous a mis en confiance » ajoute Joffrey Loriot. « Ce parrainage était important pour nous. Béatrice et Eric nous ont aussi prêté leur maison pour que nos deux aînés puissent faire leur rentrée scolaire ici, en septembre » glisse Virginie Loriot. Ces derniers mois, Virginie et Joffrey ont progressivement pris leurs marques et rencontré la clientèle.
Ils continueront de travailler avec les mêmes points de vente et seront de retour sur les marchés à partir de février, quand la production des fromages reprendra après les naissances : le vendredi matin au Mans, sur le marché des Jacobins, le soir à Lombron. Le samedi matin, une semaine sur deux, on pourra les retrouver à Montfort-le-Gesnois ou aux Jardins de Belle Garde, à Savigné-l’Evêque (une nouveauté). Le dimanche matin, ils seront sur le marché des Jacobins.