|
Saint-Corneille. La croix du calvaire a été réinstallée... |
1
Le calvaire et sa croix sont des éléments patrimoniaux de Saint- Corneille. © Le Maine Libre
La commune vient de retrouver son calvaire surmonté de sa croix de chêne après une restauration minutieuse.
Le calvaire de Saint-Corneille, route de Savigné-l’Évêque, à l’entrée du chemin du Petit Presbytère, porte à nouveau le Christ. Un gros coup de vent, en juin dernier, l’avait fait chuter, le pied étant très endommagé. Une restauration s’imposait pour cet élément du patrimoine cornélien.
 L’aide et les conseils de Bernard Frognet, président de Sauvegarde des croix et calvaires de la Sarthe, ont été sollicités. Cette association, comme la commune d’ailleurs, a à cœur de conserver le patrimoine culturel et chrétien qui témoigne de la foi du passé et du présent »,
expliquent les élus. Coût des travaux : 4 960 €.
De grandes célébrations religieuses autrefois
 Le calvaire a été érigé en 1826 au lieu-dit la Croix qui était ainsi dénommé avant l’érection du calvaire, puisqu’on parle du bordage de la Croix qui faisait partie des biens de l’abbaye de la Perrigne, toute proche, en 1790 »,
note Gilbert Paulin, passionné d’histoire locale qui a également été mis à contribution pour faire des recherches sur ce sujet.
 Il a ensuite été réédifié en 1887 et 1909, puis restauré en 1949. Puis des travaux d’entretien ont été réalisés à plusieurs reprises. Les inaugurations étaient l’occasion de grandes célébrations religieuses, avec des prêches, des processions, qui pouvaient s’étaler sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Ces cérémonies étaient animées par un prédicateur, dans le cadre d’une mission paroissiale… »,
poursuit Gilbert Paulin.  En 1949, la croix avait été transportée en procession jusqu’au calvaire. Il y avait quatre cents personnes dans l’église et à la procession, le brancard sur lequel se trouvait la croix était escorté par quatorze cavaliers. Les rues étaient décorées et fleuries… et de nombreuses personnalités avaient fait le déplacement ».
Sources historiques : procès-verbal du 6 août 1826 rédigé par le curé Victor Bignon et une note du 27 novembre 1949 du curé Jean Valiot.