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Sablé-sur-Sarthe. Maison de santé du Pays sabolien : un séminaire pour améliorer les liens... |
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Sandra Aissou, chirurgienne en médecine viscérale et digestive, était l’une des représentantes du PSSL sur le stand de l’hôpital, samedi 20 novembre 2021, lors du séminaire de la Maison de santé pluridisciplinaire du Pays sabolien, à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). © Ouest-France
La Maison de santé pluridisciplinaire du Pays sabolien (MSPPS) organisait, samedi 20 novembre, un séminaire inédit dans la salle Madeleine-Marie, à Sablé-sur-Sarthe. Une soixantaine de professionnels ont répondu présent.
« Équipe », « partage », « dialogue »… Sur le paperboard disposé près de l’entrée, les mots laissés par les participants allaient tous dans le même sens : le collectif. C’était bien là le leitmotiv du séminaire organisé samedi par la Maison de santé pluridisciplinaire du Pays sabolien (MSPPS) dans la salle Madeleine-Marie, à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe).
De nombreux acteurs de la santé sur le territoire étaient conviés pour le premier événement de ce type mis en place par la MSPPS. Une bonne soixantaine de professionnels ont fait le déplacement. « Nous avons environ la moitié des membres de la Maison de santé ainsi qu’une dizaine de stands de partenaires », résume Charlotte Hérique, la coordinatrice de la structure qui s’est démenée tout au long de la matinée pour assurer l’animation de l’événement. Quelques élus, dont Daniel Chevalier, président de la communauté de communes, et Geneviève Potier, adjointe à Sablé chargée de la santé, ont aussi participé.
« Se connaître entre nous »
« C’est bien organisé et bénéfique. Cela permet notamment de mettre des noms sur des visages », apprécie Sandra Aissou, chirurgienne en médecine viscérale et digestive qui faisait partie de la délégation tenant le stand du Pôle Santé Sarthe et Loir. « On parle souvent en négatif de l’hôpital ces derniers temps, mais il y a aussi des choses positives », rappelle-t-elle.
La médecin a pu le démontrer lors de la séquence de conférences qui a lancé le séminaire. Elle est montée sur scène avec l’infirmière anesthésiste, Christel Baldet, pour présenter certaines initiatives développées pour améliorer la prise en charge des patients au sein de l’établissement du Bailleul. Avant elles, Eric Eouzan et Jean-Francis Pelissier avaient ouvert le bal avec une présentation de la Maison de santé, dont ils sont les cogérants.
« Ce séminaire est un bon moyen de se connaître entre nous, de découvrir les compétences de chacun, de manifester des besoins, des attentes, des craintes, expose Eric Eouzan. In fine , l’objectif, c’est de concrétiser une collaboration pour améliorer la prise en charge. »
« Quand les patients sentent qu’il y a de la communication entre les différents professionnels qu’ils consultent, ils sont plus sereins. D’autant qu’on est souvent face à des personnes âgées avec plusieurs pathologies et amenées à se répéter », abondent Severine Hay et Valérie Cotinet, qui représentaient l’accueil de jour La parenthèse pour les malades d’Alzheimer et le SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile).
Ces deux structures pourraient rejoindre le futur siège de la Maison de santé qui doit voir le jour d’ici trois ans près de la gare. En attendant la concrétisation de ce projet immobilier tant espéré, l’esprit d’équipe et le dialogue seront très sollicités face au fléau de la désertification médicale encore souligné samedi par Eric Eouzan : « En moyenne, en France, on compte un médecin pour 1 000 habitants. Ici, on est à 1 pour 3 000 ».