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Sablé-sur-Sarthe. Le nombre d’inscrits au Panier du Pays sabolien en hausse de 7% entre 2021 et 2022... |
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Des bénévoles du Panier du Pays sabolien à l’œuvre, mercredi 23 novembre 2022, pour préparer la distribution du lendemain, dans les locaux de l’association, rue de Sarthe, à Sablé. © Ouest-France
Le Panier du Pays sabolien, association d’aide alimentaire sur la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, vient de faire le bilan chiffré de sa saison écoulée, de septembre 2021 à août 2022. Son action est toujours très sollicitée, avec l’équivalent de 240 000 repas distribués sur une année.
L’association d’aide alimentaire le Panier du Pays sabolien (PPS), basée à Sablé-sur-Sarthe, s’est réunie en assemblée générale, jeudi 17 novembre 2022. L’occasion de faire le bilan de l’exercice écoulé, qui s’étend du 1er septembre 2021 au 31 août 2022. Voici ce qu’on peut retenir.
Une fréquentation à la hausse
« Mon souhait le plus cher, c’est que nous n’ayons plus besoin de vous. Mais c’est un vœu pieux… » a philosophé Daniel Chevalier, le président de la communauté de communes du Pays sabolien, présent avec plusieurs élus locaux à l’assemblée générale aux côtés de Claude Perrinelle, le président de l’association. La liste des bénéficiaires du Panier du Pays sabolien s’est en effet rallongée : 335 foyers pour 825 personnes (+ 7 % par rapport à la saison précédente).
Entre 150 et 200 familles viennent chaque jeudi, jour hebdomadaire de distribution. Au total, 17 813 passages de bénéficiaires ont été comptabilisés (+ 4 %). Avec parfois jusqu’à 500 personnes au cours de la journée. « Il y a une incidence de l’accueil des familles ukrainiennes à partir de mai-juin mais ça ne doit pas être retenu comme la seule raison de la hausse », commente Claude Perrinelle, en référence au niveau de précarité que la pandémie n’a pas arrangé.
Neuf bénéficiaires sur dix habitent à Sablé-sur-Sarthe. Les personnes seules sans enfants représentent un foyer inscrit sur deux. Les 24-64 ans sont les plus représentés. La part des 65 ans et plus (environ 4 %) devient de plus en plus notable : « Il y a encore cinq-six ans, on n’en voyait quasiment pas. Ils ne pensaient pas qu’ils y avaient droit », analyse le président de l’association. Pour rappel, le PPS s’adresse aux habitants de la communauté de communes en situation régulière, avec un droit d’accès d’un euro par adulte et 20 centimes par enfant.
Les bénévoles se retroussent les manches
« L’équipe de bénévoles continue de se renforcer. Mais il faut encore l’étoffer », a souligné Claude Perrinelle. Des bras et des cerveaux sont nécessaires en amont de la distribution, pour les différentes actions ou encore les projets. Une étude est d’ailleurs menée depuis le début de l’année auprès de chaque conseil municipal pour analyser les besoins plus finement dans les dix-sept communes du Pays sabolien.
Aujourd’hui, l’association fonctionne avec une trentaine de bénévoles, des salariés de la Croix-Rouge en chantier d’insertion ainsi que des travailleurs sociaux. L’équipe s’est mobilisée un peu plus encore au cours de l’année écoulée en réduisant de deux semaines la période de fermeture estivale sans distribution.
Grâce à l’effort de tous, ce sont 120 tonnes de denrées qui ont été récoltées et distribuées. Soit l’équivalent de 240 000 repas. Les stocks proviennent en premier lieu de la Banque alimentaire (72 tonnes). Les entreprises saboliennes (LDC, Bel, Marie) et les grandes surfaces (Leclerc, Super U, Carrefour) arrivent ensuite parmi les plus gros donateurs. La grande collecte annuelle organisée chaque année en novembre avait aussi permis d’accumuler un total de 5,5 tonnes de denrées.
Toujours pas d’évolution pour les locaux
Depuis plusieurs années déjà , Claude Perrinelle adresse le même souhait aux élus, tout en les remerciant pour leur soutien : un agrandissement des locaux rue de Sarthe, mis à disposition par la Ville. « La configuration et la taille sur 180 m² ne sont plus adaptées », a-t-il répété.
Au conseil municipal de juin dernier, il avait été question de libérer de l’espace pour l’association dans un jeu de chaises musicales : déplacer le matériel stocké par les associations voisines Maine Sciences et la Houlala Compagnie vers l’ancien supermarché de l’avenue de Bückeburg, propriété de la communauté de communes et libre. Mais rien ne semble bouger.
« Des aménagements sont nécessaires, notamment pour faire rentrer le bus de Maine Sciences. Cette solution est toujours à l’étude mais il y a d’autres priorités au vu des moyens actuels », a fait savoir Geneviève Potier, adjointe au maire en charge des affaires sociales.