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Ruaudin. Maine Street : une première pierre posée et des enseignes dévoilées1 |
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Ruaudin. Maine Street : une première pierre posée et des enseignes dévoilées
Ce vendredi 29 novembre 2019, la première pierre de Maine Street (Family Village 2) a été posée à Ruaudin. Ce projet livrera en 2021 quelque 27 000 m² de surfaces commerciales au sud du Mans.
Certaines premières pierres passent totalement inaperçues. C’est loin d’être le cas pour celle qui a été posée ce vendredi 29 novembre 2019. Après bien des incertitudes administratives et des doutes, elle concrétise le projet d’un Family Village 2, au sud de l’agglomération mancelle, devenu Maine Street, suite au changement de promoteur.
Une quarantaine de boutiques
Présentée en 2011, l’extension de Family Village, pilotée par le promoteur Altarea est restée plusieurs années en panne avant l’arrivée d’un nouvel opérateur, le groupe Desjouis qui a relancé le projet avec Maine Street. Un an après les premiers travaux de terrassement c’est donc une nouvelle étape, symbolique certes, mais importante qui a été franchie.
Les premières charpentes seront posées au début de l’année et il faudra attendre mars 2021 pour l’inauguration. « Nous aurons 27 000 m² de surfaces commerciales sur 15 ha de terrain, avec une quarantaine de boutiques. Aujourd’hui, nous sommes à 70 % de remplissage »,
assure Jacques Damois, directeur général adjoint du groupe Desjouis.
Pour ce projet de Maine Street, le groupe va investir près de 60 M€ et il espère attirer près de 2,5 millions de visiteurs par an. Maine Street disposera de trois entrées différentes, permettant au visiteur d’accéder à une thématique différente d’achat. Un retail park et une galerie seront reliés entre eux par une promenade commerçante.
Stockage et livraison
En tout cas, pour Nicolas Desjouis, le président du groupe, Maine Street aura pour vocation de contribuer à « l’harmonisation entre le commerce physique et le commerce digital »
. « Nous devons anticiper »
a-t-il souligné.
La stratégie du groupe est de créer une véritable synergie entre le commerce de centre-ville et celui de la périphérie en proposant des zones de stockage pour les boutiques disposant de peu de surfaces de réserves mais aussi en assurant une rapidité de livraison grâce à une conciergerie dédiée.
« Amazon possède 110 000 m² d’espace de stockage aux portes de Paris pour livrer une majeure partie de l’Île de France. La zone Sud du Mans représente quasiment la même surface en commerces, que Maine street est capable d’intégrer à sa logistique urbaine »
Un Auchan centré sur l’alimentaire
Bien évidemment, la question que tout le monde se pose est de savoir quelles seront les enseignes présentes dans ce Maine Street que le groupe Desjouis n’hésite pas à qualifier de « centre commercial du futur »
.
Avec un magasin de 5 000 m² de surfaces de vente et 2 500 m² de réserves, Auchan sera incontestablement la locomotive de l’ensemble. Il aura la particularité d’être centré sur l’alimentaire. Il sera pensé comme « une halle gourmande »
, en consacrant une part importante de ses rayons aux produits frais locaux et issus de l’agriculture biologique.
Les autres enseignes ? Certaines sont d’ores et déjà « signées »
: c’est le cas pour Electro Dépôt et Intersport (transferts de Family Village), WAS (prêt-à-porter féminin et masculin), Carla Mode ( prêt-à-porter féminin et maroquinerie), Mobalpa (cuisine), B & M (enseigne britannique discount pour l’équipement de la maison et les loisirs), Maxi Zoo (animalerie), Marie Blachère (boulangerie-pâtisserie), Clopinette (cigarette électronique) et Steak House (restauration).
D’autres devraient signer dans les jours qui viennent. On parle de Picard (surgelés) mais aussi de Starbucks (café). Avancés également des enseignes comme JouéClub, Litrimarché et Fitness park.
Par ailleurs, selon nos informations, un Burger King et un restaurant Au Bureau sont attendus pour la fin 2020. Mais de l’autre côté de Maine Street, sur un terrain appartenant au promoteur Altarea.
Samuel Chevallier, maire de Ruaudin : « j’assume ce projet »
Généralement, pour une pose de première pierre, les élus se bousculent. Mais là, on a senti comme un malaise… Dans un premier temps annoncé, le maire du Mans et président de Le Mans Métropole, Stéphane Le Foll a décliné l’invitation. On attendait Françoise Dubois, vice-présidente de Le Mans Métropole, déléguée au Développement commercial. Pas là non plus…
C’est donc Samuel Chevallier, le maire de Ruaudin, avec une poignée d’élus de sa commune qui a assuré le service après-vente. En sa qualité de conseiller départemental, il représentait Dominique Le Mèner, le président du Département. À bien l’écouter, ce projet de Maine Street ne l’a jamais enthousiasmé.
« Je fais partie de ces élus qui assument des projets décidés par d’autres et qui ne sont pas là aujourd’hui. Avec l’équipe municipale, ce dossier, on va le porter jusqu’au bout. Il va générer de l’activité pour le bâtiment et créer des emplois, en permettant de finir cette zone. Mais il y a des décisions qui auraient pu être prises autrement »
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Didier FOUQUET
On prend les mêmes et on recommence ...